Ulysse au coeur ruiné
ou le retour à Ithaque
Chère, après tant de maux, ton front renaît plus beau
(Redevenus époux, comme tu nous appelles),
Comme si la douleur était le grand flambeau,
Femmes, qui veille en vous pour vous faire plus belles !
Ô, ne me dites plus que l'Amour a des ailes
Et que le coeur de l'homme est un passant qui ment !
Vois : le retour d'Ulysse illustre son serment :
Qu'il aime à voir ce front, forêt qui renouvelle,
Cédant sa jeune neige aux feux du sentiment,
Éteindre en souriant une humide prunelle !
Tel, le dieu Sphinx entend de son haut monument
Gémir dans le désert madame l'antilope...
Silence, ô Nuit ! Dormez, beau front de Pénélope.
D'autres poésies de Maurice DU PLESSYS
Cette nuit...
Cette nuit (noble accord des êtres et des choses)
En un palais, le plus tranquille des tombeaux,
Trois nymphes, l'or, la neige échangeantes aux roses,
Dansaient,...
L'élégie du sang des colombes
Pétard qui tranche de la bombe,
Le Winchester a retenti :
Ton doux vol s'est brisé, colombe,
Petit point au ciel, tout petit...
Pauvre être ! au plus haut...
L'Hellade
Puisque de mes destins l'arrêt est prononcé
Et qu'aux profanes cris de la grande adultère,
J'aurai d'un sang trop pur demain marqué la terre,
Vieil aigle par les feux...
La chanson d'un soir de tempête
J'ai sablé le vin, j'ai humé les roses ;
J'ai cueilli la fleur du plus beau baiser :
Je ne trouve plus au fond de ces choses
De quoi me griser...
Les jours...
La nuit qui tombe et le train qui passe
Tableau qui mes peines dissipe,
Je contemple en m'attendrissant
Le village fumant sa pipe
Aux pieds du soir incandescent.
Soleil, mourant témoin des...
Les feuilles tombent
Les feuilles tombent ; c'est l'automne
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Déchiré comme un vieux drapeau.
Transfuge du...
Ode triomphale à la gloire des muses romanes
( Io! le Délien est né !
J. Tahureau. Ode à Estienne Iodelle)
Si, parjure aux Grâces attiques,
D'une brosse...
Ulysse au coeur ruiné
ou le retour à Ithaque
Chère, après tant de maux, ton front renaît plus beau
(Redevenus époux, comme tu nous appelles),
Comme si la douleur était le grand...
Précédentes poésies
Traitres yeux mis au guet de ma haute eschauguette
Traitres yeux mis au guet de ma haute eschauguette
Contre les ennemis du coeur vostre Seigneur,
Que donnés vous passage à l'oeil assassineur
De ma laronne amie en ma...
Si quand il faut tirer le rideau de la vie
Si quand il faut tirer le rideau de la vie
Le cors au departir sent une telle mort,
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Dont la main tient la clef de ma vie...
Satire XI
[...] Pour être courtisan, il faut dissimuler,
Faire le chien couchant, ou ne s'en point mêler ;
Je n'ai point ces vertus : comme sous une halle,
Mon esprit...
Le Miroir du Destin
Comme quand le ciel s'obscurcit
Et qu'un nuage affreux enveloppe la terre,
La tempête naissante est grosse d'un tonnerre
Qui plus il a d'obstacle et plus il...
Le Jour des jours
(Extraits)
Les Nymphes gardiennes des eaux
Rendent par mille jeux nouveaux
Nos grottes plus délicieuses,
Et l'on voit rejaillir des canaux réjouis

