Avecques mon amour naît l'amour de changer
Avecques mon amour naît l'amour de changer.
J'en aime une au matin ; l'autre au soir me possède.
Premier qu'avoir le mal, je cherche le remède,
N'attendant être pris pour me désengager.
Sous un espoir trop long je ne puis m'affliger ;
Quand une fait la brave, une autre lui succède ;
Et n'aime plus longtemps la belle que la laide :
Car dessous telles lois je ne veux me ranger.
Si j'ai moins de faveur, j'ai moins de frénésie ;
Chassant la passion hors de ma fantaisie,
À deux, en même jour, je m'offre et dis adieu.
Mettant en divers lieux l'heur de mes espérances,
Je fais peu d'amitiés et bien des connaissances ;
Et me trouvant partout je ne suis en nul lieu.
D'autres poésies de Nicolas VAUQUELIN DES YVETEAUX
Avecques mon amour naît l'amour de changer
Avecques mon amour naît l'amour de changer.
J'en aime une au matin ; l'autre au soir me possède.
Premier qu'avoir le mal, je cherche le remède,
N'attendant être pris...
Précédentes poésies
Une belle Vestale habite au beau rivage
Une belle Vestale habite au beau rivage
D'Orne, où c'est qu'elle vit comme en un hermitage.
Quelquefois en son parc elle se sied au bois,
Gaillarde sur les eaux elle...
Seigneur, je n'ai cessé, dès la fleur de mon âge
Seigneur, je n'ai cessé, dès la fleur de mon âge,
D'amasser sur mon chef péchés dessus péchés ;
Des dons que tu m'avais dedans l'âme cachés,
Plaisant, je m'en...
Philis, quand je regarde au teins promt et leger
Philis, quand je regarde au tems promt et leger
Qui derobe soudain nos coulantes années,
Je commence à conter les saisons retournées,
Qui viennent tous les jours nos...
Ô Vent plaisant, qui d'haleine odorante...
Ô Vent plaisant, qui d'haleine odorante
Embaumez l'air du baume de ces fleurs !
Ô Pré joyeux, où versèrent leurs pleurs
Le bon Damoete et la belle Amaranthe !
Mon Du Pont Bellenger, ô que vous fûtes sage
Mon Du Pont Bellenger, ô que vous fûtes sage
D'avoir votre pays quitté pour quelque temps !
Depuis votre départ cent mille mal contents
Ont la France rempli d'une...

