Fô a dit...
" Ce tapis que nous tissons comme
" Le ver dans son linceul
" Dont on ne voit que l'envers seul
" C'est le destin de l'homme.
" Mais peut-être qu'à d'autres yeux,
" L'autre côté déploie
" Le rêve, et les fleurs, et la joie
" D'un dessin merveilleux. "
Tel Fô, que l'or noir des tisanes
Enivre, ou bien ses vers,
Chante, et s'en va tout de travers
Entre deux courtisanes.
D'autres poésies de Paul-Jean TOULET
A l'Alcazar neuf, où don Jayme
A l'Alcazar neuf, où don Jayme
Gratte un air maugrabin,
Carmen dansant dans son lubin :
Ce n'est pas ce que j'aime.
Mais, à Triana, la liqueur
D'une...
A Londres je connus Bella
A Londres je connus Bella,
Princesse moins lointaine
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Mais Bella, les...
Aimez-vous le passé
Aimez-vous le passé
Et rêver d'histoires
Évocatoires
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Veuves de pas
Qui sentent tout bas
Ainsi, ce chemin de nuage
Ainsi, ce chemin de nuage,
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Alcôve noire
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Amarissimes
Est-ce moi qui pleurais ainsi
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Beauté, mon cher souci ?
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Au détour de la rue étroite
Au détour de la rue étroite
S'ouvre l'ombre et la cour
Où Diane en plâtre, et qui court
N'a que la jambe droite.
Là-bas sur sa flûte de Pan,
Un Ossalois...
Avril, dont l'odeur nous augure
Avril, dont l'odeur nous augure
Le renaissant plaisir,
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La secrète figure.
Ah, verse le myrte à Myrtil,
L'iris à Desdémone :
Bayonne ! Un pas sous les Arceaux
- " Bayonne ! Un pas sous les Arceaux,
Que faut-il davantage
Pour y mettre son héritage
Ou son coeur en morceaux ?
Où sont-ils, tout remplis d'alarmes,
Boulogne
Boulogne, où nous nous querellâmes
Aux pleurs d'un soir trop chaud
Dans la boue ; et toi, le pied haut,
Foulant aussi nos âmes.
La nuit fut ; ni, rentrés...
Précédentes poésies
Les oeillets rouges
Dans ces temps-là, les nuits, on s'assemblait dans l'ombre,
Indignés, secouant le joug sinistre et noir
De l'homme de Décembre, et l'on frissonnait, sombre
Comme la...
Chanson de cirque
Les hauts barons blasonnés d'or,
Les duchesses de similor,
Les viveuses toutes hagardes,
Les crevés aux faces blafardes,
Vont s'égayer. Ah ! oui, vraiment,
Ode sur le temps
Le compas d'Uranie a mesuré l'espace.
Ô Temps, être inconnu que l'âme seule embrasse,
Invisible torrent des siècles et des jours,
Tandis que ton pouvoir m'entraîne...
La chanson du vannier
Brins d'osier, brins d'osier,
Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
Brins d'osier, vous serez le lit frêle où la mère
Berce un petit enfant aux...
Mon Ciel à moi !
Pour supporter l'exil de la vallée des larmes
Il me faut le regard de mon Divin Sauveur
Ce regard plein d'amour m'a dévoilé ses charmes
Il m'a fait pressentir le...

