Le ciel avoit decouvert ses beaux yeus
Le ciel avoit decouvert ses beaux yeus,
Pour eclairer la nuit sombre et obscure,
Quand j'apperceu la vive pourtraiture
De celle, ou git mon espoir gracieus.
Je fu trompé par l'espoir radieus
Que ses flambeaux jettoient à l'avanture,
Sur le plus haut de ma propre stature,
Qui luy servoit d'objet delicieus.
Si lustre étoit, et limpide sa veuë,
Si transparent et si tres-emouluë,
Qu'elle excedoit en lueur, les etoiles :
Je ne la peu jamais voir à plaisir,
Bien que tel fu mon envieus desir,
Tant s'opposoient devant mes yeus de voiles.
D'autres poésies de Philibert BUGNYON
L'anneau madré qui le doigt environne
L'anneau madré qui le doigt environne,
Le petit doigt de vôtre main senestre
Par sa rondeur, le parfait de son estre,
L'heureuse fin de nos amours couronne.
Le ciel avoit decouvert ses beaux yeus
Le ciel avoit decouvert ses beaux yeus,
Pour eclairer la nuit sombre et obscure,
Quand j'apperceu la vive pourtraiture
De celle, ou git mon espoir gracieus.
Précédentes poésies
Regret d'une bonne angevine
En paradis Jésus-Christ prenne l'âme
De cette-ci, qui gît sous cette lame.
Gente de corps fut, et de beau visage,
Tant qu'au penser le coeur triste à vis ai-je,
Épitaphe d'un ivrogne
Ci-dessous gît, or écoutez merveilles,
Le grand meurtrier et tirant de bouteilles,
L'anti-Bacchus, le cruel vinicide
Qui ne souffrit verre onques plein ni vide ;
Dépit contre Gilon
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Et quand mon corps sera remis en terre
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Et si mon âme est répétée aux Cieux
Crois...
A la plus belle de mes yeux : Gilon
Devant les dieux de clémence et concorde
Et devant toi, fille non comparable,
De qui mon âme attend miséricorde,
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Que la...
Fantaisie triste
I' bruinait... L'temps était gris,
On n'voyait pus l'ciel... L'atmosphère,
Semblant suer au d'ssus d'Paris,
Tombait en bué' su' la terre.
I' soufflait...

