Abishag
I
She lay, and serving-men her lithe arms took,
And bound them round the withering old man,
And on him through the long sweet hours she lay,
And little fearful of his many years.
And many times she turned amidst his beard
Her face, as often as the night-owl screeched,
And all that was the night around them reached
Its feelers manifold of longing fears.
As they had been the sisters of the child
The stars trembled, and fragrance searched the room,
The curtain stirring sounded with a sign
Which drew her gentle glances after it.
But she clung close upon the dim old man,
And, by the night of nights not over-taken,
Upon the cooling of the King she lay
Maidenly, and lightly as a soul.
II
The King sate thinking out the empty day
Of deeds accomplished and untasted joys,
And of his favorite bitch that he had bredC
But with the evening Abishag was arched
Above him. His disheveled life lay bare,
Abandoned as diffamed coasts, beneath
The quiet constellation of her breasts.
But many times, as one in women skilled,
he through his eyebrows recognized the mouth
Unmoved, unkissed; and saw: the comet green
Of her desired reached not to where he lay.
He shivered. And he listened like a hound,
And sought himself in his remaining blood.
Rainer Maria Rilke
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Après une journée de vent
Après une journée de vent,
dans une paix infinie,
le soir se réconcilie
comme un docile amant.
Tout devient calme, clarté...
Mais à l'horizon...
Arrêtons-nous un peu ...
Arrêtons-nous un peu, causons.
C'est encore moi, ce soir, qui m'arrête,
c'est encore vous qui m'écoutez.
Un peu plus tard d'autres joueront
aux voisins...
Au ciel, plein d'attention
Au ciel, plein d'attention,
ici la terre raconte ;
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Parfois elle parait attendrie
qu'on l'écoute si...
Avant que vous comptiez dix
Avant que vous comptiez dix
tout change : le vent ôte
cette clarté des hautes
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pour la jeter ailleurs ;
elle vole, elle glisse
Beau papillon près du sol
Beau papillon près du sol,
à l'attentive nature
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Un autre se ferme au bord
de la fleur qu'on respire -...
C'est le paysage longtemps ...
C'est le paysage longtemps, c'est une cloche,
c'est du soir la délivrance si pure -;
mais tout cela en nous prépare l'approche
d'une nouvelle, d'une tendre figure...
C'est pour t'avoir vue
C'est pour t'avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
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En me montrant tes bras
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C'est presque l'invisible qui luit
C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
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Vois, la lumière ne pèse...
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C'est qu'il nous faut consentir
à toutes les forces extrêmes ;
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Et puis, il arrive souvent
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Ce soir mon coeur fait chanter
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