Death
Come thou, thou last one, whom I recognize,
unbearable pain throughout this body's fabric:
as I in my spirit burned, see, I now burn in thee:
the wood that long resisted the advancing flames
which thou kept flaring, I now am nourishinig
and burn in thee.
My gentle and mild being through thy ruthless fury
has turned into a raging hell that is not from here.
Quite pure, quite free of future planning, I mounted
the tangled funeral pyre built for my suffering,
so sure of nothing more to buy for future needs,
while in my heart the stored reserves kept silent.
Is it still I, who there past all recognition burn?
Memories I do not seize and bring inside.
O life! O living! O to be outside!
And I in flames. And no one here who knows me.
Rainer Maria Rilke
D'autres poésies de Rainer Maria RILKE
Après une journée de vent
Après une journée de vent,
dans une paix infinie,
le soir se réconcilie
comme un docile amant.
Tout devient calme, clarté...
Mais à l'horizon...
Arrêtons-nous un peu ...
Arrêtons-nous un peu, causons.
C'est encore moi, ce soir, qui m'arrête,
c'est encore vous qui m'écoutez.
Un peu plus tard d'autres joueront
aux voisins...
Au ciel, plein d'attention
Au ciel, plein d'attention,
ici la terre raconte ;
son souvenir la surmonte
dans ces nobles monts.
Parfois elle parait attendrie
qu'on l'écoute si...
Avant que vous comptiez dix
Avant que vous comptiez dix
tout change : le vent ôte
cette clarté des hautes
tiges de maïs,
pour la jeter ailleurs ;
elle vole, elle glisse
Beau papillon près du sol
Beau papillon près du sol,
à l'attentive nature
montrant les enluminures
de son livre de vol.
Un autre se ferme au bord
de la fleur qu'on respire -...
C'est le paysage longtemps ...
C'est le paysage longtemps, c'est une cloche,
c'est du soir la délivrance si pure -;
mais tout cela en nous prépare l'approche
d'une nouvelle, d'une tendre figure...
C'est pour t'avoir vue
C'est pour t'avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
que j'ai compris, que j'ai bu
tout mon abîme.
En me montrant tes bras
tendus vers la nuit,
C'est presque l'invisible qui luit
C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.
Vois, la lumière ne pèse...
C'est qu'il nous faut consentir
C'est qu'il nous faut consentir
à toutes les forces extrêmes ;
l'audace est notre problème
malgré le grand repentir.
Et puis, il arrive souvent
que...
Ce soir mon coeur fait chanter
Ce soir mon coeur fait chanter
des anges qui se souviennent...
Une voix, presque mienne,
par trop de silence tentée,
monte et se décide
à ne plus...
Précédentes poésies
Death
NOR dread nor hope attend
A dying animal;
A man...
Cuchulan's Fight With The Sea
A MAN came slowly from the setting sun,
To Emer, raddling...
Cuchulain's Fight with the Sea
A man came slowly from the setting sun,
To Emer, raddling...
Cuchulain Comforted
A MAN that had six mortal wounds, a man
Violent and...
Crazy Jane Talks With The Bishop
I met the Bishop on the road
And much said he and I.

