Song
(From the diaries of Malte Laurids Brigge)
You, whom I do not tell that all night long
I lie weeping,
whose very being makes me feel wanting
like a cradle.
You, who do not tell me, that you lie awake
thinking of me:--
what, if we carried all these longings within us
without ever being overwhelmed by them,
letting them pass?
Look at these lovers, tormented by love,
when first they begin confessing,
how soon they lie!
You make me feel alone. I try imagining:
one moment it is you, then it's the soaring wind;
a fragrance comes and goes but never lasts.
Oh, within my arms I lost all whom I loved!
Only you remain, always reborn again.
For since I never held you, I hold you fast.
Translated by Albert Ernest Flemming
Rainer Maria Rilke
D'autres poésies de Rainer Maria RILKE
Après une journée de vent
Après une journée de vent,
dans une paix infinie,
le soir se réconcilie
comme un docile amant.
Tout devient calme, clarté...
Mais à l'horizon...
Arrêtons-nous un peu ...
Arrêtons-nous un peu, causons.
C'est encore moi, ce soir, qui m'arrête,
c'est encore vous qui m'écoutez.
Un peu plus tard d'autres joueront
aux voisins...
Au ciel, plein d'attention
Au ciel, plein d'attention,
ici la terre raconte ;
son souvenir la surmonte
dans ces nobles monts.
Parfois elle parait attendrie
qu'on l'écoute si...
Avant que vous comptiez dix
Avant que vous comptiez dix
tout change : le vent ôte
cette clarté des hautes
tiges de maïs,
pour la jeter ailleurs ;
elle vole, elle glisse
Beau papillon près du sol
Beau papillon près du sol,
à l'attentive nature
montrant les enluminures
de son livre de vol.
Un autre se ferme au bord
de la fleur qu'on respire -...
C'est le paysage longtemps ...
C'est le paysage longtemps, c'est une cloche,
c'est du soir la délivrance si pure -;
mais tout cela en nous prépare l'approche
d'une nouvelle, d'une tendre figure...
C'est pour t'avoir vue
C'est pour t'avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
que j'ai compris, que j'ai bu
tout mon abîme.
En me montrant tes bras
tendus vers la nuit,
C'est presque l'invisible qui luit
C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.
Vois, la lumière ne pèse...
C'est qu'il nous faut consentir
C'est qu'il nous faut consentir
à toutes les forces extrêmes ;
l'audace est notre problème
malgré le grand repentir.
Et puis, il arrive souvent
que...
Ce soir mon coeur fait chanter
Ce soir mon coeur fait chanter
des anges qui se souviennent...
Une voix, presque mienne,
par trop de silence tentée,
monte et se décide
à ne plus...
Précédentes poésies
Song
My silks and fine array,
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Sleep! Sleep! Beauty Bright
Sleep! sleep! beauty bright,
Dreaming o'er the joys of...
Silent, Silent Night
Silent, silent night,
Quench the holy light
Of thy...
Sick Rose, The
O Rose, thou art sick!
The invisible worm
That...
Several Questions Answered
What is it men in women do require?
The lineaments of...

