Puisque je reconnais que le ciel détermine
Puisque je reconnais que le ciel détermine
Que je languisse encor en la captivité,
Je me tiens bienheureux qu'une telle beauté
Me cause en la servant le bien ou la ruine,
Ainsi que j'aperçois que ma raison encline
A rendre à vos beaux yeux toute ma liberté.
Enfin il ne m'en chaut de me voir tourmenté,
Puisque d'un tel sujet mon mal prend origine.
La mort de Phaëton honora son désir.
Si le péril est grand, tel sera le plaisir,
Si je parviens au bout de l'espoir qui m'engage.
Je vois bien que le sort conspire mon trépas,
Mais j'aime mieux qu'on die avoir eu ici-bas
Trop de présomption que trop peu de courage.
D'autres poésies de Siméon-Guillaume de LA ROQUE
Amour m'a fait un second Prométhée
Amour m'a fait un second Prométhée
Que le vautour va sans fin dévorant,
Un papillon qui va s'enamourant
De la clarté qui lui est présentée,
Un seul Phénix...
Amour trouva Diane en la claire fontaine
Amour trouva Diane en la claire fontaine,
Lorsqu'elle se baignait dans les flots argentés,
Sans crainte d'être vue en ces bois écartés
Où jadis le chasseur perdit la...
Augmentez mes tourments, faites languir mon âme
Augmentez mes tourments, faites languir mon âme,
Joignez votre mépris aux rigueurs de mon sort,
Au lieu de votre objet faites-moi voir la mort,
Et trempez de poison...
Bel albâtre vivant qu'un fin crêpe nous cache
Bel albâtre vivant qu'un fin crêpe nous cache,
Qui vas toute blancheur ici-bas surpassant,
Admirable perron où l'amour tout-puissant
Les plus rebelles coeurs pour...
Celui qui va disant que la mort inhumaine
Celui qui va disant que la mort inhumaine
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Complainte
Plaignez-moi, chers amants, que le ciel adversaire
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Deux femmes aujourd'hui me donnent espérance
Deux femmes aujourd'hui me donnent espérance
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La seconde Atropos qui...
Doux sommeil enchanteur qui silles la paupière
Doux sommeil enchanteur qui silles la paupière
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J'étais en liberté quand celle qui m'engage
J'étais en liberté quand celle qui m'engage
Dessous un voile blanc me cachait ses beaux yeux,
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Ne le saurait cacher...
Je me vais comparant à la mer vagabonde
Je me vais comparant à la mer vagabonde
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Précédentes poésies
Aux Muses
A Dieu vous dy, Muses Aoniennes,
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Vos beaux guerdons sont-ce pas pauvreté,
Langueur, soucy, ennuys, travaux et peines 7
À Vénus
Dis-moi, Vénus, pourquoi as-tu permis
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Que celle-là où j'ai tout mon coeur mis,
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La Thébaïde des grèves
Je dirai les enfants jouant devant la porte,
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Les passereaux de l'aire et le char qui rapporte
L'ajonc pour les chevaux à...
Pour amour des dames de France
Rondeau
Pour amour des dames de France
Je suis entré en l'observance
Du tres renommé saint François,
Pour cuidier trouver une fois
La doulce voye...
Les regrets
Le sombre hiver va disparaître ;
Le printemps sourit à nos voeux ;
Mais le printemps ne semble naître
Que pour les coeurs qui sont heureux.
Le mien, que...

