Lors que la brune nuict charge sa robbe noire
Lors que la brune nuict charge sa robbe noire,
Sous icelle tenant tous animaux cachez,
Et que ces feux luisans au grand ciel attachez,
Celebrent hautement de l'Eternel la gloire :
De mon ame la nuict me vient en la memoire
Et lors que bien couverts je pense mes pechez,
Tes clairs yeux ne sont point à les voir empeschez :
Car mon coeur, et ma langue, et mon tout t'est notoire.
C'est donc folie à moy de me vouloir cacher
Arriere de ta face, ou courir et cercher
Le manteau de ta nuit pour fuir ta lumiere.
Chasse (ô Pere) plustost l'obscur espais brouillaz
De la nuit du peché, qui me tient en ses laqs,
Et par ton vif Soleil desille ma paupiere.
D'autres poésies de Simon GOULART
Lors que la brune nuict charge sa robbe noire
Lors que la brune nuict charge sa robbe noire,
Sous icelle tenant tous animaux cachez,
Et que ces feux luisans au grand ciel attachez,
Celebrent hautement de...
Précédentes poésies
Invitation
Je t'attends samedi, car Alphonse Allais, car
A l'ombre, à Vaux, l'on gèle. Arrive. Oh ! la campagne !
Allons - bravo ! - longer la rive au lac, en pagne ;
Jette à...
Sur la route de Charenton
Enterrement étrange !
Un ange
Est cloué dans un cercueil.
Quatre lourdes guitares
Bizarres
Cahotant, mènent le deuil.
Dans une âcre fumée
Sonnet
Quand je reposerai dans la fosse, tranquille,
Ayant autour de moi l'ombre éternellement ;
Quand mes membres auront perdu le mouvement.
Et mes orbites creux le regard...
Mièvre sonnet
Me vient sourire en votre doux sourire,
Me vient chagrin en vos minces chagrins,
Me vient désir en vos désirs sans freins,
Me vient lyrisme alors qu'êtes ma lyre.
La ronde du remords
Je sortais d'une orgie âcre et stupéfiante
Où ma raison avait brûlé comme un sarment ;
Plus lourde que le plomb, l'atmosphère ambiante
Faisait craquer mes os tordus...

