par Théodore Agrippa D'aubignéMille baisers perdus, mille et mille faveurs,
Sont autant de bourreaux de ma triste pensée,
Rien ne la rend malade et ne l'a offensée
Que le sucre, le ris, le miel et les douceurs.
Mon coeur est donc contraire à tous les autres coeurs,
Mon penser est bizarre et mon âme insensée
Qui fait présente encor' une chose passée,
Crevant de désespoir le fiel de mes douleurs.
Rien n'est le destructeur de ma pauvre espérance
Que le passé présent, ô dure souvenance
Qui me fait de moi même ennemi devenir !
Vivez, amants heureux, d'une douce mémoire,
Faites ma douce mort, que tôt je puisse boire
En l'oubli dont j'ai soif, et non du souvenir.
par Théodore Agrippa D'aubigné, publié le ven. 31/07/2009 à 04:07
Ronsard si tu as su par tout le monde épandre
L'amitié, la douceur, les grâces, la fierté,
par Théodore Agrippa D'aubigné, publié le lun. 08/06/2009 à 21:15
Vous qui avez écrit qu'il n'y a plus en terre
De nymphe porte-flèche errante par les bois,
par Théodore Agrippa D'aubigné, publié le mer. 18/03/2009 à 11:00
En mieux il tournera l'usage des cinq sens.
Veut-il suave odeur ? il respire l'encens
par Théodore Agrippa D'aubigné, publié le sam. 14/03/2009 à 05:06
Ainsi l'amour du Ciel ravit en ces hauts lieux
Mon âme sans la mort, et le corps en ce monde
par Théodore Agrippa D'aubigné, publié le mer. 11/03/2009 à 20:11
Sous un oeil languissant et pleurant à demi,
Sous un humble maintien, sous une douce face,
par Théodore Agrippa D'aubigné, publié le dim. 04/01/2009 à 03:53
Sus ! que mon âme donc aille servir son âme
Et que ce corps ne soit inutile à sa dame !