La Figliola
Moins de vingt ans et plus de seize,
Voilà son âge ; et maintenant
Dites tout bas son nom : Thérèse,
Et songez au ciel rayonnant.
Quel destin traversera-t-elle ?
Quelle ivresse ? quelle douleur ?
Elle n'en sait rien ; cette belle
Rit, et se coiffe d'une fleur.
Ses bras sont blancs ; elle est châtaine ;
Elle a de petits pieds joyeux,
Et la clarté d'une fontaine
Dans son regard mystérieux.
C'est le commencement d'une âme,
Un rien où tout saura tenir,
Coeur en projet, plan d'une femme,
Scénario d'un avenir.
Elle ignore ; elle est gaie et franche ;
Le dieu Hasard fut son parrain.
Elle s'évade le dimanche
Au bras d'un garnement serein.
Il est charmant, elle est bien faite,
Et Pantin voit, sans garde-fou,
Flâner cette Vénus grisette
Avec cet Apollon voyou.
Elle s'ébat comme les cygnes ;
Et sa chevelure et sa voix
Et son sourire seraient dignes
De la fauve grandeur des bois.
Regardez-la quand elle passe ;
On dirait qu'elle aime Amadis
A la voir jeter dans l'espace
Ses yeux célestes et hardis.
Ces blanches filles des mansardes
Aux tartans grossiers, aux traits fins,
Ont la liberté des poissardes
Et la grâce des séraphins.
Elles chantent des chants étranges
Mêlés de misère et de jour,
Et leur indigence a pour franges
Toutes les pourpres de l'amour.
D'autres poésies de Victor HUGO
1er janvier
Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père
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Qu'il eut fort peu de joie et beaucoup d'envieux,
Qu'au temps où...
A André Chénier
Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c'est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi....
A celle qui est restée en France
I
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A celle qui est voilée
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A ceux qu'on foule aux pieds
(extrait)
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A ceux qui sont petits
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A des âmes envolées
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A des oiseaux envolés
Enfants ! - Oh ! revenez ! Tout à l'heure, imprudent,
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Et qu'aviez-vous donc...
A dona Rosita Rosa
I
Ce petit bonhomme bleu
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Gratte de l'ongle à ta porte,
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A Granville, en 1836
Voici juin. Le moineau raille
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Les herbes et les branchages,
Précédentes poésies
N'avez-vous pas vu, drapée en chlamyde
N'avez-vous pas vu, drapée en chlamyde,
Une jeune femme aux cheveux ondés,
Qui prend dans le ciel son regard humide,
Car elle a les yeux d'azur inondés ?
Je retrouve là-bas le taureau qui rumine
Je retrouve là-bas le taureau qui rumine
Dans le pré de Potter, à l'ombre du moulin ;
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Le soc et l'épée
Autrefois le soc et l'épée
Se rencontrèrent dans les champs ;
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Stances chrétiennes
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Sonnets spirituels (IX)
Ceux qui nagent à gré, au courant des délices
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