Oh ! pour remplir de moi ta rêveuse pensée
Oh ! pour remplir de moi ta rêveuse pensée,
Tandis que tu m'attends, par la marche lassée,
Sous l'arbre au bord du lac, loin des yeux importuns,
Tandis que sous tes pieds l'odorante vallée,
Toute pleine de brume au soleil envolée,
Fume comme un beau vase où brûlent des parfums ;
Que tout ce que tu vois, les coteaux et les plaines,
Les doux buissons de fleurs aux charmantes haleines,
La vitre au vif éclair,
Le pré vert, le sentier qui se noue aux villages,
Et le ravin profond débordant de feuillages
Comme d'ondes la mer,
Que le bois, le jardin, la maison, la nuée,
Dont midi ronge au loin l'ombre diminuée,
Que tous les points confus qu'on voit là-bas trembler,
Que la branche aux fruits mûrs ; que la feuille séchée,
Que l'automne, déjà par septembre ébauchée,
Que tout ce qu'on entend ramper, marcher, voler,
Que ce réseau d'objets qui t'entoure et te presse,
Et dont l'arbre amoureux qui sur ton front se dresse
Est le premier chaînon ;
Herbe et feuille, onde et terre, ombre, lumière et flamme,
Que tout prenne une voix, que tout devienne une âme,
Et te dise mon nom !
D'autres poésies de Victor HUGO
1er janvier
Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père
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Qu'il eut fort peu de joie et beaucoup d'envieux,
Qu'au temps où...
A André Chénier
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Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c'est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi....
A celle qui est restée en France
I
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Ouvre tes mains, et prends ce livre : il est à toi.
A celle qui est voilée
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A ceux qu'on foule aux pieds
(extrait)
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Moi,...
A ceux qui sont petits
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A des âmes envolées
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Dans...
A des oiseaux envolés
Enfants ! - Oh ! revenez ! Tout à l'heure, imprudent,
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A dona Rosita Rosa
I
Ce petit bonhomme bleu
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A Granville, en 1836
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Précédentes poésies
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N'avez-vous pas vu, drapée en chlamyde,
Une jeune femme aux cheveux ondés,
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