Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence
Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...
Poésies contenant le mot « apaiser »
A une femme
Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui...
Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse
Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse,
De ce grand Tout brouillé s'écartela,
Les cieux plus hauts clairement étoila,
Et d'animaulx remplit la terre basse :
L'extase d'un baiser
Au point que j'expirais, tu m'as rendu le jour
Baiser, dont jusqu'au coeur le sentiment me touche,
Enfant délicieux de la plus belle bouche
Qui jamais prononça les...
La fortune de l'Hermaphrodite
Les dieux me faisaient naître, et l'on s'informa d'eux
Quelle sorte de fruit accroîtrait la famille,
Jupiter dit un fils, et Vénus une fille,
Mercure l'un et...
Mille ans après
L'âpre rugissement de la mer pleine d'ombres,
Cette nuit-là, grondait au fond des gorges noires,
Et tout échevelés, comme des spectres sombres,
De grands brouillards...
La blessure
A René Purnal
Les mains dans le brouillard et mon orgueil en bouche
Comme une bête tient sa proie ou ses petits,
Je respire, je vais. Le monde me saisit,
Petit pastiche de Mme de Noailles
Mon coeur sage, fuyez l'odeur des térébinthes,
Voici que le matin frise comme un jet d'eau.
L'air est un écran d'or où des ailes sont peintes ;
Pourquoi...
Amélie
Vagues charmeuses ô peut-être votre essaim
Mouille le ramage des vieux oiseaux moqueurs
Es se moquent de nous qui perdîmes un coeur
Coeur d'or que l'océan veut...
Et j'ai revu l'enfant unique : il m'a semblé
Et j'ai revu l'enfant unique : il m'a semblé
Que s'ouvrait dans mon coeur- la dernière blessure,
Celle dont la douleur plus exquise m'assure
D'une mort désirable en un...
Quelque si doux espoir où ma raison s'appuie
Sonnet
Quelque si doux espoir où ma raison s'appuie,
Un mal si découvert ne se saurait cacher ;
J'emporte malheureux, quelque part où je fuie,
Un trait...
L'esprit pur
A Éva
I
Si l'Orgueil prend ton coeur quand le Peuple me nomme,
Que de mes livres seuls te vienne ta fierté.
J'ai mis sur le cimier doré du Gentilhomme...

