Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence
Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...
Poésies contenant le mot « boucles »
Un Canadien errant
Pourquoi pleures-tu? Jamais larmes ne furent plus vaines, plus absorbées par le temps et l'espace. Tu les verserais sur la pierre, et elles seraient séchées par le vent: aussi inutiles, aussi dérisoires, n'éveillant aucune sympathie dans cette étendue, ce pays étranger, ces passants qui sont sourds et aveugles. Errant sur la planète avec ce coeur gros d'où s'échappe un cri ou un chant. Mais tout cela est dévoré par le silence hostile et sans âme. Et tu ne saurais émouvoir l'inconnaissable où se perd ton esprit et qui t'apparaît lointain comme un jardin perdu.
Invocation à la lune
Ainsi qu'une jeune beauté
Silencieuse et solitaire,
Des flancs du nuage argenté
La lune sort avec mystère.
Fille aimable du ciel, à pas lents et sans bruit,...
La chevelure
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette...
L'allée est droite et longue, et sur le ciel d'hiver
L'allée est droite et longue, et sur le ciel d'hiver
Se dressent hardiment les grands arbres de fer,
Vieux ormes dépouillés dont le sommet se touche.
Tout au bout, le...
Qui me peut réjouir puisque tu gis malade
Qui me peut réjouir puisque tu gis malade ?
Mon départ n'aurait pas engendré ta langueur ?
Ah ! nenni ! Mais tu feins, pour decevoir mon coeur,
Ressentir les assauts...
Médailles antiques - III
Ni sanglants autels, ni rites barbares.
Les cheveux noués d'un lien de fleurs,
Une Ionienne aux belles couleurs
Danse sur la mousse, au son des kithares.
Ni...
Idéal
Hors la ville de fer et de pierre massive,
À l'aurore, le choeur des beaux adolescents
S'en est allé, pieds nus, dans l'herbe humide et vive,
Le coeur pur, la chair...

