Le poème du jour : C'est grand peine que de vivre
C'est grand peine que de vivre,
Et si ne veut-on mourir.
Qui n'est de tous maux délivre,
C'est grand peine que de vivre.
Raison à la Mort nous livre,...
Poésies contenant le mot « course »
La douleur de la ville qui monte au firmament
Cinéma
Le jour, selon son habitude séculaire, ramène ses tuniques éclatantes qu'il a laissé flotter sur la ville et se retire pour les offices de la nuit.
L'homme dans le champ de carnage
À la mémoire d'Adolphe Olivier
Ce champ, c'est nous-mêmes!
Théâtre en chair et en os; réalité soumise à la joie, à l'enthousiasme et à la dépression; substance qu'habitent à la fois le plaisir, la douleur, la vérité et le mensonge; oeuvre vivante qui n'est jamais terminée et se poursuit sous l'inspiration de génies contraires. Tout cela, véracités de l'esprit, possibilités du coeur, et ce que peuvent engendrer - au sens de l'éternel - des vitalités méconnues ou méprisées; tout cela se lève, produit un reflux d'émois et de concepts qui s'affaissent, aussitôt dressés dans la lumière.
A Saint-Malo...
À Saint-Malo, beau port de mer... Une mer qui conduit vers un autre monde, une mer qui ignora longtemps le rêve des conquistadors, leur vol d'or vers un Eldorado, riche de pierreries, de minerais, d'érables au suc enivrant.
Un jour, Cartier s'y embarqua, sûr de découvrir un univers inconnu, Cartier et tous ceux qui vinrent créer, là-bas, une France nouvelle.
V'là l'bon vent
V'là l'bon vent, et caressant aussi.
Ma mie m'appelle, mais irai-je? Non, je resterai là, sur le bord de la route; je rêverai que je suis près d'elle et que je vais ouvrir les bras pour qu'elle s'y réfugie.
Débouclez-les, vos longs cheveux
Débouclez-les, vos longs cheveux de soie,
Passez vos mains sur leurs touffes d'anneaux,
Qui, réunis, empêchent qu'on ne voie
Vos longs cils bruns qui font vos yeux si...
Remords posthume
Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une...
Ô regards ensouffrés, yeux de lynx homicides
Ô regards ensouffrés, yeux de lynx homicides,
Qui tirez vos amis, leur brûlant âme et coeurs,
Qui êtes de nos jours trop aisément vainqueurs,
Des hautains demi-dieux...
L'éternel féminin
La montagne portait sa robe d'or bruni,
Or fragile tombant, feuille à feuille, des branches,
Dans le chemin, parmi la foule du dimanche,
Sur les sentiers ombreux et...
Paysage aimé
Hanté de souvenirs, l'âme pleine d'images,
Je viens à ta beauté, seul, en pèlerinage,
Pays qui me fus bon.
De gradin en gradin, de pensée en pensée
J'ai gravi...
Avril
Avril, l'honneur et des bois
Et des mois,
Avril, la douce esperance
Des fruits qui soubs le coton
Du bouton
Nourrissent leur jeune enfance ;
Hélas ! mes tristes yeux sont changés en fontaines
Hélas ! mes tristes yeux sont changés en fontaines,
Qui versent non de pleurs mais de larmes de sang,
Et le trait dont Amour me transperça le sang
Augmente...
Pierre Faifeu
Au temps d'hiver qu'il faisait fâcheux temps
Et très grand froid, ainsi comme j'entends,
Nouvelleter lui prit en fantaisie
Un certain jour devant la bourgeoisie.
Le ciel avoit decouvert ses beaux yeus
Le ciel avoit decouvert ses beaux yeus,
Pour eclairer la nuit sombre et obscure,
Quand j'apperceu la vive pourtraiture
De celle, ou git mon espoir gracieus.
Lune d'été
(extrait)
... Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine,
Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ?
Tu mourras comme doit mourir la race humaine,
Quand on arrêtera la course...
Quand on arrêtera la course coutumière
Du grand courrier des cieux qui porte la lumière,
Quand on arrêtera l'an qui roule toujours
Sur un char attelé de mois,...
La forêt
Forêt silencieuse, aimable solitude,
Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré !
Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
J'éprouve un sentiment libre d'inquiétude...
Cependant qu'au palais de procès tu devises
Cependant qu'au palais de procès tu devises,
D'avocats, procureurs, présidents, conseillers,
D'ordonnances, d'arrêts, de nouveaux officiers,
De juges corrompus, et de...
Quand ce brave séjour, honneur du nom Latin
Quand ce brave séjour, honneur du nom Latin,
Qui borna sa grandeur d'Afrique et de la Bise,
De ce peuple qui tient les bords de la Tamise,
Et de celui qui voit éclore...
Sur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée
ur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée,
Croisant les bras au ciel avec mille sanglots,
Accordait cette plainte au murmure des flots,
Outrageant son beau teint et sa...
Le chevrier
Ô berger, ne suis pas dans cet âpre ravin
Les bonds capricieux de ce bouc indocile ;
Aux pentes du Ménale, ou l'été nous exile,
La nuit monte trop vite et ton espoir...
Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse
Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse,
C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ;
Je vous lis à genoux.
Souffrez que pour un jour je reprenne votre...
A des cimetières
Séjour mélancolique, où les ombres dolentes
Se plaignent chaque nuit de leur adversité
Et murmurent toujours de la nécessité
Qui les contraint d'errer par les tombes...
L'Homme entre deux âges, et ses deux Maîtresses
Un homme de moyen âge,
Et tirant sur le grison,
Jugea qu'il était saison
De songer au mariage.
Il avait du comptant,
Et partant
De quoi choisir. Toutes...
Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux
Versez du sang ! frappez encore !
Plus vous retranchez ses rameaux,
Plus le tronc sacré voit éclore
Ses rejetons toujours nouveaux !
Est-ce un dieu qui trompe le...
Une négresse
Une négresse par le démon secouée
Veut goûter une enfant triste de fruits nouveaux
Et criminels aussi sous leur robe trouée
Cette goinfre s'apprête à de rusés...
Le Solitaire
(Extrait)
... Ô plaisirs passagers de notre vanité !
Êtes-vous donc suivis de quelque éternité ?
Éternité de bien, éternité de peine,
Lorsque je pense à...
Paysage de neige
Au dedans, le silence et la paix sont profonds ;
De froides pesanteurs descendent des plafonds,
Et, miroirs blanchissants, des parois colossales
Cernent de marbre nu...
Prière de Socrate
O toi dont le pouvoir remplit l'immensité,
Suprême ordonnateur de ces célestes sphères
Dont j'ai voulu jadis, en ma témérité,
Calculer les rapports et sonder les...
Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.
C'est peut-être la seule au...
La nuit, lorsque je dors
La nuit, lorsque je dors et qu'un ciel inutile
Arrondit sur le monde une vaine beauté,
Quand les hautes maisons obscures de la ville
Ont la paix des tombeaux d'où le...
Quoi ! qu'est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ?
Quoi ! qu'est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ?
Ne te moques-tu point ? penses-tu apaiser
L'audace de mon feu par un simple baiser,
D'un gracieux regard,...
A Laudes
L'Aurore brillante et vermeille
Prépare le chemin au soleil qui la suit ;
Tout rit aux premiers traits du jour qui se réveille,
Retirez-vous, démons, qui volez dans la...
Eros (I)
Ô toi, centre du jeu
où l'on perd quand on gagne ;
célèbre comme Charlemagne,
roi, empereur et Dieu, -
tu es aussi le mendiant
en pitoyable posture,...
L'homme juste
Le Juste restait droit sur ses hanches solides :
Un rayon lui dorait l'épaule ; des sueurs
Me prirent : " Tu veux voir rutiler les bolides ?
Et, debout, écouter...
Automne
Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers,...
Le ciel
... Avez-vous contemplé l'hymen plein de mystère
Des astres amoureux des fleurs de notre terre,
Dans une de ces nuits où le sylphe Ariel
Semble avoir répandu son...
Si tant de maux passez ne m'ont acquis ce bien
Si tant de maux passez ne m'ont acquis ce bien,
Que vous croyez au moins que je vous suis fidelle,
Ou si vous le croyez, qu'à la moindre querelle
Vous me faciez...
Déception
Une eau croupie est un miroir
Plus fidèle encor qu'une eau pure,
Et l'image la transfigure,
Prêtant ses couleurs au fond noir.
Aurore, colombe et nuée
y...
Mon Ciel à moi !
Pour supporter l'exil de la vallée des larmes
Il me faut le regard de mon Divin Sauveur
Ce regard plein d'amour m'a dévoilé ses charmes
Il m'a fait pressentir le...
A la gloire du vent
- Toi qui t'en vas là-bas,
Par toutes les routes de la terre,
Homme tenace et solitaire,
Vers où vas-tu, toi qui t'en vas ?
- J'aime le vent, l'air et...
L'enclos
Quatre fossés couraient autour de l'enclos. Or,
Quand le soleil de Mai, brûlant l'air de ses flammes,
Sabrait leur eau dormante avec toutes ses lames,
La ferme...
Le moulin
Le moulin tourne au fond du soir, très lentement,
Sur un ciel de tristesse et de mélancolie,
Il tourne et tourne, et sa voile, couleur de lie,
Est triste et faible et...
Les soirs d'été
Lorsque rentrent des alentours,
Tels soirs d'été, les attelages,
Les vieilles gens des vieux villages
Se rassemblent aux carrefours.
Les plus anciens...
Cruelle, à quel propos prolonges-tu ma peine
Élégie
Cruelle, à quel propos prolonges-tu ma peine ?
Qui t'a sollicitée à renouer ma chaîne,
Quel démon ennemi de mes contentements
Me vient remettre...
Lettre à son frère
(extraits)
... Je verrai ces bois verdissants
Où nos îles et l'herbe fraîche
Servent aux troupeaux mugissants
Et de promenoir et de crèche.
L'aurore...
L'Amour sous sa loy
L'Amour sous sa loy
N'a jamais eu d'Amant plus heureux que moy ;
Benit soit son flambeau,
Son carquois, son bandeau,
Je suis amoureux,
Et le Ciel ne voit...
A Cliff Dwelling
There sandy seems the golden sky
And golden seems the...

