Le poème du jour : C'est grand peine que de vivre
C'est grand peine que de vivre,
Et si ne veut-on mourir.
Qui n'est de tous maux délivre,
C'est grand peine que de vivre.
Raison à la Mort nous livre,...
Poésies contenant le mot « faveur »
Sus ! que mon âme donc aille servir son âme
Sus ! que mon âme donc aille servir son âme
Et que ce corps ne soit inutile à sa dame !
Premièrement je prie à mains jointes les dieux
Émus de mon ardeur, qu'ils...
Ô Toy par qui jour et nuit je soupir
Ô Toy par qui jour et nuit je soupire,
De qui sans gré la superbe valeur
Me fait languir dedans un beau malheur,
Viendray-je point au sommet ou j'aspire ?
Éveil
Puisque la Némésis, cette vieille portière,
Court en poste et regarde à travers la portière
Des arbres fabuleux faits comme ceux de Cham,
Laissons Chandernagor, Pékin,...
Chanson sur le temps présent
Le temps n'est plus tel comme il soulait être
Loyale amour ne règne qu'en écus,
Foi est malade, on sert le dieu
Bacchus Et les brebis font plusieurs moutons...
Les souvenirs du peuple
On parlera de sa gloire
Sous le chaume bien longtemps.
L'humble toit, dans cinquante ans,
Ne connaîtra plus d'autre histoire.
Là viendront les villageois
Air
Voici les lieux charmants où mon âme ravie
Passait à contempler Silvie
Les tranquilles moments si doucement perdus.
Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle...
Chant second
Cependant cet oiseau qui prône les merveilles,
Ce monstre composé de bouches et d'oreilles,
Qui, sans cesse volant de climats en climats,
Dit partout ce qu'il sait...
Ceste nuict ne nous est point nuict
Ceste nuict ne nous est point nuict,
Elle nous est une journee :
La nuict n'est encor retournee,
Ton oeil au lieu du soleil luit.
Diane qui les ombres suit...
Tantost la crampe aus piés, tantost la goute aus mains
Tantost la crampe aus piés, tantost la goute aus mains,
Le muscle, le tendon, et le nerf te travaille ;
Tantost un pleuresis te livre la bataille,
Et la fievre te...
Rescousse
Si ma guitare
Que je répare,
Trois fois barbare :
Kriss indien,
Cric de supplice,
Bois de justice,
Boîte à malice,
Ne fait pas bien...
De sa Sainte
Un jour ma Sainte au temple saint oroit.
Au ciel estoit le bruit de son silence,
Comme un Soleil reluisoit sa presence,
Et tout le lieu de son ombre doroit.
Marchands, qui recherchez tout le rivage more
Marchands, qui recherchez tout le rivage more
Du froid Septentrion et qui, sans reposer,
À cent mille dangers vous allez exposer
Pour un gain incertain, qui vos esprits...
Nuict, mere des soucis, cruelle aux affligez
Nuict, mere des soucis, cruelle aux affligez,
Qui fait que la douleur plus poignante est sentie,
Pource que l'ame alors n'estant point divertie,
Se donne toute en proie...
La nuit de juin
A J-M De Heredia.
La nuit glisse à pas lents sous les feuillages lourds ;
Sur les nappes d'eau morte aux reflets métalliques,
Ce soir traîne là-bas sa robe de...
Le remous
Tout se tait maintenant dans la ville. Les rues
Ne retentissent plus sous les lourds tombereaux.
Le gain du jour compté, victimes et bourreaux
S'endorment en rêvant aux...
Les baisers comptés
Sous ces tilleuls qui nous prêtent leur ombre,
Tu me promis cent baisers l'autre jour ;
Tu me les a donnés, mais sans passer leur nombre,
Eh ! Quel nombre, dis moi,...
A l'ambitieux et avare ennemi des bonnes lettres
Sonnet
Serf de Faveur, esclave d'Avarice,
Tu n'eus jamais sur toi-même pouvoir,
Et je me veux d'un tel maître pourvoir
Que l'Esprit libre en plaisir se...
Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérir
Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérir,
Qui m'a fait délaisser ma rive paternelle,
Pour voir ces monts couverts d'une neige éternelle,
Et par mille dangers ma...
Cousin, parle toujours des vices en commun
Cousin, parle toujours des vices en commun,
Et ne discours jamais d'affaires à la table,
Mais surtout garde-toi d'être trop véritable,
Si en particulier tu parles de...
Je me ferai savant en la philosophie
Je me ferai savant en la philosophie,
En la mathématique et médecine aussi :
Je me ferai légiste, et d'un plus haut souci
Apprendrai les secrets de la théologie :
Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines
Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines
Pour couvrir leur traïson d'une humble privauté,
Ni pour masquer leur teint d'une fausse beauté,
Me fassent oublier nos...
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien,
De ne m'avoir plus sage ou plus heureux fait naître),
Pourquoi ne m'as-tu fait de moi-même le maître,
Pour suivre ma raison et...
Scève, je me trouvai comme le fils dAnchise
Scève, je me trouvai comme le fils d'Anchise
Entrant dans l'Élysée et sortant des enfers,
Quand après tant de monts de neige tous couverts
Je vis ce beau Lyon, Lyon...
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome ?
Rome est de tout le monde un publique échafaud,
Une scène, un théâtre, auquel rien ne défaut
De ce qui peut tomber...
Le Miroir du Destin
Comme quand le ciel s'obscurcit
Et qu'un nuage affreux enveloppe la terre,
La tempête naissante est grosse d'un tonnerre
Qui plus il a d'obstacle et plus il...
Les tombeaux
Au pied de ces coteaux, où, loin du bruit des cours,
Sans crainte, sans désirs, je coule d'heureux jours,
Où des vaines grandeurs je connais le mensonge,
Où tout,...
Les deux voyageurs
Le compère Thomas et son ami Lubin
Allaient à pied tous deux à la ville prochaine.
Thomas trouve sur son chemin
Une bourse de louis pleine ;
Il l'empoche...
Sur les longues veilles
L'astre qui fait le jour dort dans le sein des eaux,
Un silence profond règne en toutes les plaines,
Et les zéphyres seuls par de faibles haleines
D'un petit...
A un poète
Ami, cache ta vie et répands ton esprit.
Un tertre, où le gazon diversement fleurit ;
Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches ;
Un vallon, abrité...
Toute la vie d'un coeur - 1826
Printemps. Mai le décrète, et c'est officiel.
L'amour, cet enfer bleu très ressemblant au ciel,
Emplit l'azur, les champs, les prés, les fleurs, les herbes ;
Dans...
Vere novo
Comme le matin rit sur les roses en pleurs !
Oh ! les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !
Ce n'est dans les jasmins, ce n'est dans les pervenches
Qu'un...
Le bain du roi
Rampant d'argent sur champ de sinople, dragon
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle.
Or le roi de Pologne, ancien roi d'Aragon,
Se hâte vers son bain, très...
Ce sont tes yeux tranchans qui me font le courage
Ce sont tes yeux tranchans qui me font le courage.
Je veoy saulter dedans la gaïe liberté,
Et mon petit archer, qui mene à son costé
La belle gaillardise et plaisir...
Quant à chanter ton los par fois je m'adventure
Quant à chanter ton los par fois je m'adventure,
Sans ozer ton grand nom dans mes vers exprimer,
Sondant le moins profond de ceste large mer,
Je tremble de m'y...
Le désespoir
Lorsque du Créateur la parole féconde,
Dans une heure fatale, eut enfanté le monde
Des germes du chaos,
De son oeuvre imparfaite il détourna sa face,
Et d'un pied...
Élévation en voyant une fontaine
Cette claire fontaine,
Coulant de veine en veine,
Vient du sein de la mer,
Et par d'autres canaux rejoint son centre cher.
Et d'où viens-tu, mon âme ?
Aumône
Prends ce sac, Mendiant ! tu ne le cajolas
Sénile nourrisson d'une tétine avare
Afin de pièce à pièce en égoutter ton glas.
Tire du métal cher quelque péché...
Amour immaculé
Je sais en une église un vitrail merveilleux
Où quelque artiste illustre, inspiré des archanges,
A peint d'une façon mystique, en robe à franges,
Le front nimbé d'un...
Le temps de vivre
Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l'aube au jour qui baisse.
Garde ton...
Il pleut. je n'ai plus rien à dire de moi-même
" La terre montre au ciel ce qu'elle a de plus beau. "
Simon Senne.
A Robert De Geynst
Il pleut. je n'ai plus rien à dire de moi-même
Et tout ce...
Les Bergeries - Lucidas
Et moi seul resterai-je en proie à la tristesse ?
Passerai-je sans fruit la fleur de ma jeunesse ?
Que me servent ces biens dont en toute saison
Le voisin envieux...
Amour, je ne me plains de l'orgueil endurci
Amour, je ne me plains de l'orgueil endurci,
Ni de la cruauté de ma jeune Lucrèce,
Ni comme, sans recours, languir elle me laisse :
Je me plains de sa main et de son...
Il n'est point tant de barques à Venize
Il n'est point tant de barques à Venize,
D'huystres à Bourg, de festuz en Champagne,
De differentz aux peuples d'Allemagne,
De cygnes blancz au long de la Tamise ;
Une belle Vestale habite au beau rivage
Une belle Vestale habite au beau rivage
D'Orne, où c'est qu'elle vit comme en un hermitage.
Quelquefois en son parc elle se sied au bois,
Gaillarde sur les eaux elle...
L'étal
Au soir tombant, lorsque déjà l'essor
De la vie agitée et rapace s'affaisse,
Sous un ciel bas et mou et gonflé d'ombre épaisse,
Le quartier fauve et noir dresse son...
A Horatio
Ami, le temps n'est plus des guitares, des plumes,
Des créanciers, des duels hilares à propos
De rien, des cabarets, des pipes aux chapeaux
Et de cette gaîté banale où...
Cruelle, à quel propos prolonges-tu ma peine
Élégie
Cruelle, à quel propos prolonges-tu ma peine ?
Qui t'a sollicitée à renouer ma chaîne,
Quel démon ennemi de mes contentements
Me vient remettre...
Gentil tertre élevé sur la blanche poitrine
Gentil tertre élevé sur la blanche poitrine,
Tétin bien arrondi, je sais bien, sur, ma foi,
Que tu as bien raison de te plaindre de moi,
Qui n'ai onc contemplé ta...
J'avois de l'Amour pour vous
J'avois de l'Amour pour vous,
Charmante Sylvie,
Mais vos injustes courroux
Ont refroidy mon envie,
Je sçais aymer constamment,
Mais si l'on n'ayme...
A private
This ploughman dead in battle slept out of doors
Many's a frozen night, and merrily
Answered staid drinkers, good bedmen, and all bores:
'At Mrs Greenland's Hawthorn Bush,' said he,
Rain
Rain, midnight rain, nothing but the wild rain
On this bleak hut, and solitude, and me
Remembering again that I shall die
And neither hear the rain nor give it thanks
For washing me cleaner than I have been
Since I was born into this solitude.
Blessed are the dead that the rain rains upon:
But here I pray that none whom once I loved
as the team's head brass
As the team's head-brass flashed out on the turn
The lovers disappeared into the wood.
I sat among the boughs of the fallen elm
That strewed the angle of the fallow, and
Watched the plough narrowing a yellow square
Of charlock. Every time the horses turned
Adlestrop
Yes, I remember Adlestrop --
The name, because one afternoon
Of heat the express-train drew up there
Unwontedly. It was late June.
a cat
She had a name among the children;
But no one loved though someone owned
Her, locked her out of doors at bedtime
And had her kittens duly drowned.
Aspens
All day and night, save winter, every weather,
Above the inn, the smithy and the shop,
The aspens at the cross-roads talk together
Of rain, until their last leaves fall from the top.
Sonnet 27: Weary with toil, I haste me to my bed
Weary with toil, I haste me to my bed,
The dear respose...
Sonnet 25: Let those who are in favour with their stars
Let those who are in favour with their stars
Of public...
Sonnet 24: Mine eye hath played the painter and hath stelled
Mine eye hath played the painter and hath stelled
Thy...
Sonnet 23: As an unperfect actor on the stage
As an unperfect actor on the stage
Who with his fear is...
Sonnet 22: My glass shall not persuade me I am old
My glass shall not persuade me I am old
So long as youth...
Sonnet 21: So is it not with me as with that muse
So is it not with me as with that muse,
Stirred by a...
Sonnet 20: A woman's face with Nature's own hand painted
A woman's face with Nature's own hand painted
Hast thou,...
Sonnet 154: The little Love-god lying once asleep
The little love god lying once asleep
Laid by his side his...
Sonnet 153: Cupid laid by his brand and fell asleep
Cupid laid by his brand and fell asleep,
A maid of Dian's...
Sonnet 151: Love is too young to know what conscience is
Love is too young to know what conscience is;
Yet who...
Sonnet 15: When I consider every thing that grows
When I consider every thing that grows
Holds in perfection...
Sonnet 149: Canst thou, O cruel, say I love thee not
Canst thou, O cruel, say I love thee not,
When I against...
Sonnet 145: Those lips that Love's own hand did make
Those lips that Love's own hand did make
Breathed forth...
Sonnet 136: If thy soul check thee that I come so near
If thy soul check thee that I come so near,
Swear to thy...
Sonnet 134: So, now I have confessed that he is thine
So, now I have confessed that he is thine,
And I my self...
Sonnet 133: Beshrew that heart that makes my heart to groan
Beshrew that heart that makes my heart to groan
For that...
Sonnet 132: Thine eyes I love, and they, as pitying me
Thine eyes I love, and they, as pitying me,
Knowing thy...
Sonnet 125: Were't aught to me I bore the canopy
Were't aught to me I bore the canopy,
With my extern the...
Sonnet 120: That you were once unkind befriends me now
That you were once unkind befriends me now,
And for that...
A Dog Has Died
My dog has died.
I buried him in the garden
next to a...

