Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence
Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...
Poésies contenant le mot « mine »
Mais quoi ! déjà les Cieux s'accordent à pleurer
... Mais quoi ! déjà les Cieux s'accordent à pleurer,
Le soleil s'obscurcit, une amère rosée
Vient de gouttes de fiel la terre énamourer,
D'un crêpe noir la lune en...
A Meline
Mais à qui mieux pourroy-je presenter
Ces petits chants, qu'à toy, douce Meline,
Mon Eraton, qui la fureur divine
Souflas en moy, qui me les fit chanter ?
La Béatrice
Dans des terrains cendreux, calcinés, sans verdure,
Comme je me plaignais un jour à la nature,
Et que de ma pensée, en vaguant au hasard,
J'aiguisais lentement sur mon...
La fin de la journée
Sous une lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, impudente et criarde.
Aussi, sitôt qu'à l'horizon
La nuit voluptueuse monte,
Le cygne
A Victor Hugo.
I
Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
L'immense majesté de vos douleurs de...
L'écolier de Leyde
Il s'assied dans son fauteuil de velours d'Utrecht,
messire Blasius, le menton dans sa fraise de fine
dentelle, comme une volaille qu'un cuisinier s'est
rôtie sur...
Chant second
Cependant cet oiseau qui prône les merveilles,
Ce monstre composé de bouches et d'oreilles,
Qui, sans cesse volant de climats en climats,
Dit partout ce qu'il sait...
Tantost la crampe aus piés, tantost la goute aus mains
Tantost la crampe aus piés, tantost la goute aus mains,
Le muscle, le tendon, et le nerf te travaille ;
Tantost un pleuresis te livre la bataille,
Et la fievre te...
L'esté grillant, et le chaud Sirien
L'esté grillant, et le chaud Sirien,
Perçant les flancs de la terre qui bée :
Non ceste Fleur qui m'a l'ame enflambée,
Mesme à l'envy du gaillard Cyprien.
Les vers Toscans du Cygne Florentin
Les vers Toscans du Cygne Florentin
Ont illustré sa Laure magnifique,
Et sous le nom du verd arbre Delfique
Semant sa gloire au Royaume Latin.
Depuis en...
Adieu
Oui, j'ai quitté ce port tranquille,
Ce port si longtemps appelé,
Où loin des ennuis de la ville,
Dans un loisir doux et facile,
Sans bruit mes jours auraient...
Tyndaris
(Études latines, XV)
Ô blanche Tyndaris, les Dieux me sont amis
Ils aiment les Muses Latines ;
Et l'aneth, et le myrte et le thym des collines
Croissent...
Rentrez dans vos cartons, robe, rubans, résille !
Rentrez dans vos cartons, robe, rubans, résille !
Rentrez, je ne suis plus l'heureuse jeune fille
Que vous avez connue en de plus anciens jours.
Je ne suis plus...
Les oiseaux de passage
C'est une cour carrée et qui n'a rien d'étrange :
Sur les flancs, l'écurie et l'étable au toit bas ;
Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
Sous son chapeau...
La nuit
(extraits)
Paisible et solitaire Nuit,
Sans Lune et sans Étoiles,
Renferme le Jour qui me nuit
Dans tes plus sombres voiles ;
Hâte tes pas, Déesse...
L'action
Lassé des mots, lassé des livres,
Qui tiédissent la volonté,
Je cherche, au fond de ma fierté,
L'acte qui sauve et qui délivre.
La vie, elle est là-bas,...
Les corneilles
Le plumage lustré de satins et de moires,
Les corneilles, oiseaux placides et dolents,
Parmi les champs d'hiver, que la neige a fait blancs,
Apparaissent ainsi que...
Les soirs d'été
Lorsque rentrent des alentours,
Tels soirs d'été, les attelages,
Les vieilles gens des vieux villages
Se rassemblent aux carrefours.
Les plus anciens...
Pour une amante irritée
Ceux qui tirent le coeur par les traits du visage
Remarquent dans le tien des signes de valeur,
Mais comme la vaillance est toujours un présage,
Qui promet de la...
Chant de Suzanne au bain
De l'époux bien-aimé n'entends-je pas la voix ?
Oui, pareil au chevreuil, le voici, je le vois.
Il reparaît joyeux sur le haut des montagnes,
Bondit sur la colline et...
Les Origines
Dans la splendeur des cieux un astre vient de naître,
Sur ses langes d'azur j'ai cru le reconnaître ;
Vers lui mon espérance a dirigé son vol.
La Terre ! Ah ! je la...
Sonnet 24: Mine eye hath played the painter and hath stelled
Mine eye hath played the painter and hath stelled
Thy...
Sonnet 23: As an unperfect actor on the stage
As an unperfect actor on the stage
Who with his fear is...
Sonnet 22: My glass shall not persuade me I am old
My glass shall not persuade me I am old
So long as youth...
Sonnet 142: Love is my sin, and thy dear virtue hate
Love is my sin, and thy dear virtue hate,
Hate of my sin,...
Sonnet 141: In faith, I do not love thee with mine eyes
In faith, I do not love thee with mine eyes,
For they in...
Sonnet 139: O, call not me to justify the wrong
O, call not me to justify the wrong
That thy unkindness...
Sonnet 137: Thou blind fool, Love, what dost thou to mine eyes
Thou blind fool, Love, what dost thou to mine eyes
That...
Sonnet 135: Whoever hath her wish, thou hast thy will
Whoever hath her wish, thou hast thy will,
And Will to...
Sonnet 128: How oft, when thou, my music, music play'st
How oft, when thou, my music, music play'st,
Upon that...
Sonnet 119: What potions have I drunk of Siren tears
What potions have I drunk of Siren tears,
Distilled from...
If You Forget Me
I want you to know
one thing.
You know how...

