Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence
Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...
Poésies contenant le mot « prince »
J'ouvre mon estomac, une tombe sanglante
J'ouvre mon estomac, une tombe sanglante
De maux ensevelis. Pour Dieu, tourne tes yeux,
Diane, et vois au fond mon coeur parti en deux,
Et mes poumons gravés d'une...
Je sens bannir ma peur et le mal que j'endure
Je sens bannir ma peur et le mal que j'endure,
Couché au doux abri d'un myrte et d'un cyprès,
Qui de leurs verts rameaux s'accolant près à près
Encourtinent la fleur...
Quiconque sur les os des tombeaux effroyables
Quiconque sur les os des tombeaux effroyables
Verra le triste amant, les restes misérables
D'un coeur séché d'amour, et l'immobile corps
Qui par son âme morte est mis...
Je te donne ces vers...
Je te donne ces vers afin que si mon nom
Aborde heureusement aux époques lointaines,
Et fait rêver un soir les cervelles humaines,
Vaisseau favorisé par un grand...
Tristesses de la lune
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de...
Romance de Chérubin
AIR : Malbrough s'en va-t-en guerre
PREMIER COUPLET
Mon coursier hors d'haleine,
(Que mon coeur, mon coeur a de peine !)
J'errais de plaine en plaine,...
Le roi d'Yvetot
Mai 1813
Il était un roi d'Yvetot
Peu connu dans l'histoire ;
Se levant tard, se couchant tôt,
Dormant fort bien sans gloire,
Et couronné par...
Air
Voici les lieux charmants où mon âme ravie
Passait à contempler Silvie
Les tranquilles moments si doucement perdus.
Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle...
Quand j'ois parler d'un prince et de sa cour
Ballade
Quand j'ois parler d'un prince et de sa cour,
Et qu'on me dit : Fréquentez-y, beau sire,
Lors je réponds : Mon argent est trop court,
J'y...
A Fanny (II)
Mai de moins de roses, l'automne
De moins de pampres se couronne,
Moins d'épis flottent en moissons,
Que sur mes lèvres, sur ma lyre,
Fanny, tes regards, ton...
A Fanny malade
Quelquefois un souffle rapide
Obscurcit un moment sous sa vapeur humide
L'or, qui reprend soudain sa brillante couleur :
Ainsi du Sirius, ô jeune bien-aimée,
Un...
Art d'aimer, fragment II
Quand l'ardente saison fait aimer les ruisseaux,
A l'heure où vers le soir, cherchant le frais des eaux,
La belle nonchalante à l'ombre se promène,
Que sa bouche...
Ritournelle
Dans la plaine blonde et sous les allées,
Pour mieux faire accueil au doux messidor,
Nous irons chasser les choses ailées,
Moi, la strophe, et toi, les papillons...
Du cerf qui se voit en la fontaine
En la claire fontaine
Un cerf se regardait,
Et la grandeur hautaine
Des cornes étendait.
Ses cornes donc prisa
Pour leur force et hautesse,
Sagesse requise au prince
Si un prince ou un gouverneur
Ne sait soi-même se conduire,
Comment pourra-t-il par honneur
A bien vivre les siens induire ?
Des astres tournoyans la danse coustumiere
Des astres tournoyans la danse coustumiere
Cessera d'embrasser du monde la rondeur,
Phebus ira la nuict, et sa nuitale Soeur
De son char brillonnant guidera la...
Sur l'affection de la vie
Mon Dieu, que la lumière est belle,
Mais on n'en voit qu'une étincelle ;
On n'est pas sorti du berceau
Que l'on court à la sépulture :
Que les froides nuits du...
Cependant que Magny ...
Cependant que Magny suit son grand Avanson
Pa,jas son Cardinal, et moy le mien encore,
Et que l'espoir flatteur, qui nos beaux ans devore,
Appastre nos desirs d'un...
Je vis sourdre d'un roc une vive fontaine
Je vis sourdre d'un roc une vive fontaine,
Claire comme cristal aux rayons du soleil,
Et jaunissant au fond d'un sablon tout pareil
A celui que Pactol roule parmi la...
Les Boys fueilluz, et les herbeuses Ryves
Les Boys fueilluz, et les herbeuses Ryves
N'admirent tant parmy sa Troupe saincte
Dyane, alors que le chaut l'a contrainte
De pardonner aux bestes fugitives.
Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines
Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines
Pour couvrir leur traïson d'une humble privauté,
Ni pour masquer leur teint d'une fausse beauté,
Me fassent oublier nos...
Ni la fureur de la flamme enragée
Ni la fureur de la flamme enragée,
Ni le tranchant du fer victorieux,
Ni le dégât du soldat furieux,
Qui tant de fois, Rome, t'a saccagée,
Ni coup sur coup...
Le rossignol et le prince
Un jeune prince, avec son gouverneur,
Se promenait dans un bocage,
Et s'ennuyait suivant l'usage ;
C'est le profit de la grandeur.
Un rossignol chantait sous le...
Je ne sais à quoi vous pensez
Je ne sais à quoi vous pensez
De porter si riche coiffure
Dessus vos cheveux agencés
Par art, par ordre et par figure ;
Rien ne vous sert aucunement
Que des sombres Enfers les tremblantes horreurs
Que des sombres Enfers les tremblantes horreurs
Viennent m'environner, les cavernes affreuses,
Les fleuves ensoufrés, les âmes malheureuses,
La mort, l'effroi, la...
D'un corbeau et d'un renard
Comme un corbeau, plus noir que n'est la poix,
Était au haut d'un arbre quelquefois
Juché, tenant à son bec un fromage,
Un faux renard vint quasi par hommage
A...
Maris stella
Sous les coiffes de lin, toutes, croisant leurs bras
Vêtus de laine rude ou de mince percale,
Les femmes, à genoux sur le roc de la cale,
Regardent l'Océan blanchir...
En marchant le matin
Puisque là-bas s'entr'ouvre une porte vermeille,
Puisque l'aube blanchit le bord de l'horizon,
Pareille au serviteur qui le premier s'éveille
Et, sa lampe à la main,...
Le bain du roi
Rampant d'argent sur champ de sinople, dragon
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle.
Or le roi de Pologne, ancien roi d'Aragon,
Se hâte vers son bain, très...
Inquiétudes
D'où vient qu'un penser indiscret
M'entretient toujours en secret
D'un sujet qui m'est si contraire,
Et convaincu de trahison
Ne saurait jamais se distraire...
Stérilités
Cautérise et coagule
En virgules
Ses lagunes des cerises
Des félines Ophélies
Orphelines en folie.
Tarentules de feintises
La remise
Sans...
Le château d'If
Nous fûmes donc au château d'If.
C'est un lieu peu récréatif.
Défendu par le fer oisif
De plus d'un soldat maladif,
Qui, de guerrier jadis actif,
Est...

