Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence

Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...

Précédents poèmes du jour

Poésies contenant le mot « soleil »

Paroles en liberté

lire la suite de la poésie : Paroles en liberté
mots clefs :   en  corps  fleurs  vin  marcel  destin  dugas  tombe  homme 

Cortège

À M. Léon Bailby.

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l'air
À la limite où notre sol brille déjà
Baisse ta deuxième paupière la terre t'éblouit
Quand tu lèves la tête

lire la suite de la poésie : Cortège
mots clefs :   coup  corps  mains  terne  tours  pieds  lanternes  inverse  pouvoir 

Matins

lire la suite de la poésie : Matins
mots clefs :   monte  parfum  ciel  intelligence  habitation  construit  limage  tableaux  nul 

Bois, car...

«J'ai mis ma lèvre à la coupe d'argile, Pour y chercher le secret de la vie;

Elle m'a dit: Tant que tu vis encore, Bois, car les morts ne reviennent jamais. »

lire la suite de la poésie : Bois, car...
mots clefs :   signe  peine  symbole  coeur  toujours  sources  mirage  avare  satin 

La vieillesse des hommes

Ils sont vieux de milliers de siècles; ce n'est pas l'aurore d'hier qui les a vus naître. Ils portent le fardeau des siècles, les crimes, les fautes, les erreurs de tous ceux qui tracèrent sur le sol des sillons remplis de boue, de sang et de larmes.

lire la suite de la poésie : La vieillesse des hommes
mots clefs : bataille    peine  refait  corps  coeur  essence  perce  autour  jeux 

L'aurore sur le lac

C'est l'aurore. Silence! Un grand silence à peine violé par un murmure d'herbe, de feuillages, ou l'aboiement d'un chien.

Les monts simulent des géants qui étreignent de leurs bras la surface des flots où le soleil, qui annonce le réveil de la terre, darde ses couteaux d'or.

lire la suite de la poésie : L'aurore sur le lac
mots clefs :   rive  fuir  peine  inscrite  symbole  vent  dure  fond  visible 

L'homme dans le champ de carnage

À la mémoire d'Adolphe Olivier

Ce champ, c'est nous-mêmes!

Théâtre en chair et en os; réalité soumise à la joie, à l'enthousiasme et à la dépression; substance qu'habitent à la fois le plaisir, la douleur, la vérité et le mensonge; oeuvre vivante qui n'est jamais terminée et se poursuit sous l'inspiration de génies contraires. Tout cela, véracités de l'esprit, possibilités du coeur, et ce que peuvent engendrer - au sens de l'éternel - des vitalités méconnues ou méprisées; tout cela se lève, produit un reflux d'émois et de concepts qui s'affaissent, aussitôt dressés dans la lumière.

lire la suite de la poésie : L'homme dans le champ de carnage
mots clefs :   monte  peine  entendre  corps  coeur  saoul  mains  contraires  crier 

C'était un petit garçon...

Il s'appelait Mathurin et, tout jeune, il s'était « engagé » dans les épluchettes de blé d'Inde comme violoneux. Il jouait, jouait, jouait. Et derrière lui, traîné par une corde, son petit cochon le suivait. Il ne pouvait guère s'en passer: c'était son alter ego, son indispensable condition d'existence. Et avec ça, il était triste. En lui se débattaient tous les petits diables souffreteux qui avaient passé sur terre, toutes les petites filles qui n'avaient fait que pleurer et qui, devenues grandes, continuaient à être des petites filles à pleurer, pleurantes. - Et puis, un bon petit coeur, le coeur un peu bête des coeurs bons, celui dont on dit en riant: « Vous savez, c'est un enfant, nous le briserons à l'heure venue, et après qu'il se sera vidé de toutes ses colères et de toutes ses larmes, on le roulera vers la mort, dans les langes d'enfant semés de petites croix, ce qui est une façon définitive de rouler les enfants, quand ils sont redevenus, parfois, des enfants enfants. »

lire la suite de la poésie : C'était un petit garçon...
mots clefs :   roi  symbole  mains  rire  libertin  mousse  fini  pique  aimer 

La défaite du printemps

Sur des terres d'où s'est enfuie la joie d'aimer et de vivre, le soleil promène ses rayons: il marche tout le jour, environné de sa gloire et de prismes aveuglants; il est un dieu cruel qui se plaît aux sarcasmes terrestres. Cependant que la mort s'avive, se repaît de mille têtes, il se fascine, éternel Narcisse, dans je ne sais quelle fantasmagorie de rires et de miracles verdoyants. Il est la vie qui coopère à la dévastation, aux forces brutales, au destin. De sa bouche rayée de feu, quel hymne guttural s'élance! Ne dirait-on pas une mappemonde en délire, un symbole de l'anarchique cosmos, je ne sais quel dieu barbare, roi diurnal d'un temps meurtrier, qui s'accorde à la sauvagerie des hommes et leur répond à sa manière? Et les étoiles, qui ne savent pas mentir, elles, et la lune vêtue de mystères et de halos sont toutes tristes; elles frissonnent de l'exil du soleil dans une conception de fureur qui s'intitule la force. Le crime de la terre rejaillit jusqu'aux comètes; les correspondances s'établissent de toutes choses. Pour que l'iniquité ne soit pas à jamais consacrée, voilà que la faiblesse se fait amour afin de sauver la force qui s'égare. Les étoiles frémissent, protestent; la lune a mis son voile de mélancolie et, sur sa robe transparente, il semble qu'elle traîne tous les soupirs des âmes écrasées. Le printemps cache une multiple défaite! En vain les feuilles éclatent dans la joie de vivre! En vain le choeur aérien des harmonies du printemps chante en la sérénité du soir! Mai nous arrive sur des vagues de sang: la brise du matin si douce, douce comme caresse de mère, est grosse de sanglots.

lire la suite de la poésie : La défaite du printemps
mots clefs :   salon  peine  surprendre  coeur  mains  toujours  humaine  passe  jeunesse 

Guy Delahaye

Comme UNE EAU PURE destinée à des fruits choisis et rares, je t'ai gardé pour la fin.

C'est l'heure du souvenir, car nous avons vécu. Le sable gris du temps est descendu sur nos tempes, et dans nos âmes les cicatrices soudent des plaies qui furent béantes. Destin des hommes et des choses, tel est désormais le thème de nos rêveries. Nous écoutons frémir le vent du soir. Déjà, la terre a perdu son ineffable chanson.

lire la suite de la poésie : Guy Delahaye
mots clefs :   courir  souffrir  corps  ciel  doux  autres  fleur  marcel  autre 

Mademoiselle Italie

Elle se tient droite et figée, près de l'orgue de Barbarie, et elle a l'air de reposer, tant ses beaux yeux bruns sont calmes, fixes et, on dirait, endormis, quoique ouverts. Sur ce chemin déclive de la rue Saint-Laurent, elle paraît semblable à une madone effleurée de rêves malsains, triste et lasse des chemins sillonnés par ses pas.

Lasse et, cependant, reposée de la nuit, le matin la saisit sur ses duperies orange, l'enveloppe des sortilèges naturels: buée matinale, capricieuses arabesques du soleil et train-train des gens affairés, courant à la fortune ou aux plaisirs.

lire la suite de la poésie : Mademoiselle Italie
mots clefs :   coeur  dessus  fois  ale  boire  musique  attitude  lacs  espoir 

Vive la Canadienne...

Elle tend son front d'ambre ou de lys vers le ciel.

Elle prie:

Et c'est son coeur qui de sa bouche s'envole.

lire la suite de la poésie : Vive la Canadienne...
mots clefs :   courir  souffrir  corps  ciel  doux  autres  fleur  marcel  autre 

Isabeau s'y promène...

Isabeau! Ce n'est point de cette reine de Bavière qu'il sera parlé: Isabeau, belle et traîtresse, et « traînée dans la fange »...

Notre Isabeau est aussi belle, mais elle n'a pas trahi le Saint-Laurent, comme l'autre, la France. Non, Isabeau, c'est une fille de chez nous, qui fait les yeux doux à ceux qui s'approchent de son jardin, sur le bord de l'île, le long du ruisseau.

lire la suite de la poésie : Isabeau s'y promène...
mots clefs : fils  roi  monte  camp  roulant  vent  soir  marcel  boule  aventure 

En roulant ma boule...

Les beaux canards - rouli, roulant - ouvrent leurs bouches ensanglantées.

Ce n'est pas d'avoir avalé la boule qui roulait, rouli, roulant.

Le temps de le dire - le fils du roi qui, par aventure, chassait a tué ces bêtes innocentes et vraiment trop à la portée de son fusil.

lire la suite de la poésie : En roulant ma boule...
mots clefs :   en  parfum  corps  mains  marcel  frapper  boule  adieu  dugas 

Quelque part, une ville...

Le soleil dans un azur qui semble déborder comme d'un vase trop plein.

Des causses qui pleurent de toutes leurs déchirures: pelage de lions déchiquetés dont la carcasse escalade l'infini.

Lent éventail, le silence aère le visage des hommes, celui de ces passants d'un jour à la recherche des mers mortes.

lire la suite de la poésie : Quelque part, une ville...
mots clefs :   lest  coeur  mains  crier  remue  pieds  cherche  souffrance  carcasse 

La fête à l'Hôtel de Ville

19 juin 1837

Accourez vite à nos splendides fêtes !
Ici banquets, là concert, ailleurs bal.
Les diamants rayonnent sur les têtes,
Le vin rougit les coupes...

lire la suite de la poésie : La fête à l'Hôtel de Ville
mots clefs :   cervelle  enceinte  mousse  prix  mendiant  pieds  vite  altaroche  la 

Complainte à sa dame

Ne lisez pas ces vers, si mieux vous n'aimez lire
Les escrits de mon coeur, les feux de mon martyre :
Non, ne les lisez pas, mais regardez aux Cieux,
voyez comme ils...

lire la suite de la poésie : Complainte à sa dame
mots clefs : mets  suave  croix  visage  pareilles  point  chercher  doux  fleurs  toujours 

L'hiver du sieur d'Aubigné

Mes volages humeurs, plus stériles que belles,
S'en vont, et je leur dis : " Vous sentez, hirondelles,
S'éloigner la chaleur et le froid arriver.
Allez nicher ailleurs...

lire la suite de la poésie : L'hiver du sieur d'Aubigné
mots clefs :   dissoudre  feux  seul  autant  dessus  port  babil  theodore  chef 

La chambre dorée

" Eh bien ! vous, conseillers de grandes compagnies,
Fils d'Adam qui jouez et des biens et des vies,
Dites vrai, c'est à Dieu que compte vous rendez.
Rendez-vous la...

lire la suite de la poésie : La chambre dorée
mots clefs :   aimer  dure  fleurs  ris  jeux  loin  chambre  anges  nommer 

Réveil

Arrière de moi vains mensonges,
Veillants et agréables songes,
Laissez-moi, que je dorme en paix :
Car bien que vous soyez frivoles,
C'est de vous qu'on vient...

lire la suite de la poésie : Réveil
mots clefs : lest  peine  vain  fond  limage  peint  reveil  plaisir  jardin  pas 

Sous un oeil languissant et pleurant à demi

Sous un oeil languissant et pleurant à demi,
Sous un humble maintien, sous une douce face,
Tu cache un faux regard, un éclair de menace,
Un port enorgueilli, un...

lire la suite de la poésie : Sous un oeil languissant et pleurant à demi
mots clefs :   hideux  fuir  corps  rencontre  couleur  guerre  limage  demi  feuilles 

Sus ! que mon âme donc aille servir son âme

Sus ! que mon âme donc aille servir son âme
Et que ce corps ne soit inutile à sa dame !
Premièrement je prie à mains jointes les dieux
Émus de mon ardeur, qu'ils...

lire la suite de la poésie : Sus ! que mon âme donc aille servir son âme
mots clefs : peine  corps  coeur  couleur  embellir  mains  obscur  clos  pareil  tache 

Tout cela qui sent l'homme à mourir me convie

... Tout cela qui sent l'homme à mourir me convie,
En ce qui est hideux je cherche mon confort :
Fuyez de moi, plaisirs, heurs, espérance et vie,
Venez, maux et...

lire la suite de la poésie : Tout cela qui sent l'homme à mourir me convie
mots clefs : coup  cache  visage  corps  ciel  peur  blessure  fleurs  destin  qui 

Aubade de May

Mere d'Amour, Venus la belle,
Que n'as tu mis en ta tutelle
Du beau may le mois vigoureux ?
Si l'avril a pris ton coeur tendre,
Au moins ton fils Amour dust...

lire la suite de la poésie : Aubade de May
mots clefs : fils  coeur  doux  dure  fleurs  prix  baif  clos  chaud  pris 

L'Amour qui me tourmente

L'Amour qui me tourmente
Je trouve si plaisant
Que tant plus il s'augmente
Moins j'en veux estre exemt :
Bien que jamais le somme
Ne me ferme les yeux,

lire la suite de la poésie : L'Amour qui me tourmente
mots clefs : mets  pays  prisonnier  ciel  dessus  guerre  froid  franche  toujours  tourmente 

Mets-moi dessus la mer d'où le soleil se lève

Mets-moi dessus la mer d'où le soleil se lève,
Ou près du bord de l'onde où sa flamme s'éteint ;
Mets-moi au pays froid, où sa chaleur n'atteint,
Ou sur les sablons...

lire la suite de la poésie : Mets-moi dessus la mer d'où le soleil se lève
mots clefs :   mets  doucement  corps  doux  dessus  baif  plaisir  trouble  morte 

Metz moy au bord d'ou le soleil se lève

Metz moy au bord d'ou le soleil se léve,
Ou pres de l'onde ou sa flamme s'esteint,
Metz moy aux lieux que son rayon n'ateint,
Ou sur le sable ou sa torche est trop...

lire la suite de la poésie : Metz moy au bord d'ou le soleil se lève
mots clefs : longue  lieux  ciel  metz  guerre  franche  au  baif  rayon  bord 

A la Forêt de Fontainebleau

Ô forêt adorée encor, Fontainebleau !
Dis-moi, le gardes-tu sur le tronc d'un bouleau,
Ce nom que j'appelais mon espoir et mes forces,
Et que j'avais gravé partout dans...

lire la suite de la poésie : A la Forêt de Fontainebleau
mots clefs :   banville  verdure  cache  peine  pourtant  serpent  feuillage  doux  vain 

Aimons-nous et dormons

Aimons-nous et dormons
Sans songer au reste du monde !
Ni le flot de la mer, ni l'ouragan des monts,
Tant que nous nous aimons
Ne courbera ta tête blonde,
Car...

lire la suite de la poésie : Aimons-nous et dormons
mots clefs :   vent  passant  laisser  lys  et  soleil  iront  dormons  lorsque 

Ballade pour la servante du cabaret

Ami, partez sans émoi ; l'Amour vous suit
Pour faire fête à votre belle hôtesse.
Vous dites donc qu'on aura cette nuit
Souper au vin du Rhin, grande liesse
Et...

lire la suite de la poésie : Ballade pour la servante du cabaret
mots clefs :   neige  quelquefois  lys  doux  soir  vin  moi  besoin  rouge 

Camille, quand la Nuit t'endort...

Camille, quand la Nuit t'endort sous ses grands voiles ;
Quand un rêve céleste emplit tes yeux d'étoiles ;
Quand tes regards, lassés des fatigues du jour,
Se reposent...

lire la suite de la poésie : Camille, quand la Nuit t'endort...
mots clefs :   banville  palais  croix  pareilles  vol  roc  tendort  sol  destin 

La colombe blessée

Ô colombe qui meurs dans le ciel azuré,
Rouvre un instant les yeux, mourante aux blanches ailes !
Le vautour qui te tue expire, déchiré
Par des flèches mortelles.

lire la suite de la poésie : La colombe blessée
mots clefs : noire  banville  moire  soleil  la  theodore  terre  blessee  ardents  flot 

La corde roide

Du temps que j'en étais épris,
Les lauriers valaient bien leur prix.
A coup sûr on n'est pas un rustre
Le jour où l'on voit imprimés
Les poëmes qu'on a rimés :

lire la suite de la poésie : La corde roide
mots clefs : neige  brave  contenir  chanter  corps  lys  ondoyante  dorer  reins  divins 

La lyre

Les Dieux, pour lui laisser le vin, buvaient du fiel.
L'aigle à ses pieds veillait, ayant quitté son aire ;
Le lion devant lui se couchait, débonnaire,
L'abeille était...

lire la suite de la poésie : La lyre
mots clefs : noire  banville  moire  soleil  la  theodore  terre  ardents  flot  victoire 

La sainte Bohème

Par le chemin des vers luisants,
De gais amis à l'âme fière
Passent aux bords de la rivière
Avec des filles de seize ans.
Beaux de tournure et de visage,
Ils...

lire la suite de la poésie : La sainte Bohème
mots clefs : fils  venu  parfum  peur  lys  vol  boheme  premier  ciseau  bouquets 

La Toison d'Or

I

Je vois au grand soleil tes cheveux insolents
Rayonner et frémir, dignes d'un chant lyrique.
Jaunes comme l'arc d'or de la nymphe homérique,
Ils courent...

lire la suite de la poésie : La Toison d'Or
mots clefs : noire  neige  corps  roi  fond  tambourin  toujours  blanche  jeunesse  fleur 

La ville enchantée

Il est de par le monde une cité bizarre,
Où Plutus en gants blancs, drapé dans son manteau,
Offre une cigarette à son ami Lazare,
Et l'emmène souper dans un parc de...

lire la suite de la poésie : La ville enchantée
mots clefs :   coup  salon  peine  fange  lotus  fond  verdure  ruisseau  fleuri 

Le vin de l'Amour

Accablé de soif, l'Amour
Se plaignait, pâle de rage,
A tous les bois d'alentour.
Alors il vit, sous l'ombrage,
Des enfants à l'oeil d'azur
Lui présenter un...

lire la suite de la poésie : Le vin de l'Amour
mots clefs : passant  gant  ciel  doux  pont  fond  vent  limage  toujours  loin 

Leïla

Il semble qu'aux sultans Dieu même
Pour femmes donne ses houris.
Mais, pour moi, la vierge qui m'aime,
La vierge dont je suis épris,

Les sultanes troublent...

lire la suite de la poésie : Leïla
mots clefs : miroir  neige  blancheur  cher  voix  lys  toujours  couvert  lenteur  percer 

Les torts du cygne

Comme le Cygne allait nageant
Sur le lac au miroir d'argent,
Plein de fraîcheur et de silence,
Les Corbeaux noirs, d'un ton guerrier,
Se mirent à l'injurier

lire la suite de la poésie : Les torts du cygne
mots clefs : banville  lys  pleurs  lauriers  enfants  reluire  cygne  soleil  torts  ciel 

Mascarades

Le Carnaval s'amuse!
Viens le chanter, ma Muse,
En suivant au hasard
Le bon Ronsard !

Et d'abord, sur ta nuque,
En dépit de l'eunuque,
Fais...

lire la suite de la poésie : Mascarades
mots clefs :   neige  chanter  corps  peur  fleurs  poupon  humaine  patrie  tache 

Premier soleil

Italie, Italie, ô terre où toutes choses
Frissonnent de soleil, hormis tes méchants vins !
Paradis où l'on trouve avec des lauriers-roses
Des sorbets à la neige et des...

lire la suite de la poésie : Premier soleil
mots clefs :   neige  pervers  parfum  mademoiselle  doux  mantelets  fleurs  vin  divins 

A Valognes

Ex imo.

C'était dans la ville adorée,
Sarcophage pour moi des premiers souvenirs,
Où tout enfant j'avais, en mon âme enivrée,
Rêvé ces bonheurs fous qui...

lire la suite de la poésie : A Valognes
mots clefs : noire  ville  croire    coeur  vent  blanche  bottine  divine  blanc 

Débouclez-les, vos longs cheveux

Débouclez-les, vos longs cheveux de soie,
Passez vos mains sur leurs touffes d'anneaux,
Qui, réunis, empêchent qu'on ne voie
Vos longs cils bruns qui font vos yeux si...

lire la suite de la poésie : Débouclez-les, vos longs cheveux
mots clefs :   sauvage  force  corps  coup  longs  repos  pass  selle  sol 

La beauté

A Armance.

Eh quoi ! vous vous plaignez, vous aussi, de la vie !
Vous avez des douleurs, des ennuis, des dégoûts !
Un dard sans force aux yeux, sur la lèvre une...

lire la suite de la poésie : La beauté
mots clefs :   coup  monte  peine  coeur  fond  rire  haleine  toujours  indomptable 

La haine du soleil

A Mademoiselle Louise Read.

Un soir, j'étais debout, auprès d'une fenêtre...
Contre la vitre en feu j'avais mon front songeur,
Et je voyais, là-bas, lentement...

lire la suite de la poésie : La haine du soleil
mots clefs :   roi  coeur  toujours  fini  rouge  passe  tombe  sombrer  songeur 

La Maîtresse rousse

Je pris pour maître, un jour, une rude Maîtresse,
Plus fauve qu'un jaguar, plus rousse qu'un lion !
Je l'aimais ardemment, - âprement, - sans tendresse,
Avec...

lire la suite de la poésie : La Maîtresse rousse
mots clefs :   terni  tarir  pardon  coeur  fond  boire  toujours  coude  pieds 

Les nénuphars

A la baronne H. de B.

Nénuphars blancs, ô lys des eaux limpides,
Neige montant du fond de leur azur,
Qui, sommeillant sur vos tiges humides,
Avez besoin,...

lire la suite de la poésie : Les nénuphars
mots clefs :   neige  oui  blancheur  lys  laisser  fleurs  azur  froid  aspirer 

La curée

I

Oh ! lorsqu'un lourd soleil chauffait les grandes dalles
Des ponts et de nos quais déserts,
Que les cloches hurlaient, que la grêle des balles
Sifflait et...

lire la suite de la poésie : La curée
mots clefs : noire  rauque  peine  gueule  coup  peur  mains  toujours  bauge  rouge 

Le spleen

" C'est moi ; - moi qui, du fond des siècles et des âges,
Fis blanchir le sourcil et la barbe des sages ;
La terre à peine ouverte au soleil souriant,
C'est moi qui,...

lire la suite de la poésie : Le spleen
mots clefs :   souffreteux  peine  coeur  bris  taille  fond  palais  toujours  jeux 

Les souvenirs

Les souvenirs, ce sont les chambres sans serrures,
Des chambres vides où l'on n'ose plus entrer,
Parce que de vieux parents jadis y moururent.
On vit dans la maison...

lire la suite de la poésie : Les souvenirs
mots clefs :   passant  vent  blessure  rire  meurtrir  soeur  chair  ciel  ballet 

A une dame créole

Au pays parfumé que le soleil caresse,
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes...

lire la suite de la poésie : A une dame créole
mots clefs : parfum  coeur  pays  charles  baudelaire  chaud  dais  sourire  marchant  soleil 

Chant d'automne

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois...

lire la suite de la poésie : Chant d'automne
mots clefs :   pourtant  retentissant  rentrer  doux  soeur  avide  infatigable  rouge  baudelaire 

Châtiment de l'orgueil

En ces temps merveilleux où la Théologie
Fleurit avec le plus de sève et d'énergie
On raconte qu'un jour un docteur des plus grands,
- Après avoir forcé les coeurs...

lire la suite de la poésie : Châtiment de l'orgueil
mots clefs : voulu  franchi  champs  petit  charles  orgueil  satanique  profondeurs  raison  baudelaire 

Danse macabre

A Ernest Christophe

Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture...

lire la suite de la poésie : Danse macabre
mots clefs :   puits  tombeau  abondamment  taille  fleurs  mince  prix  trou  sourire 

Femmes damnées (1)

Comme un bétail pensif sur le sable couchées,
Elles tournent leurs yeux vers l'horizon des mers,
Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
Ont de douces...

lire la suite de la poésie : Femmes damnées (1)
mots clefs : rencontre  verdure  lointaine  vent  vol  repos  quelques  partout  loin  silence 

Femmes damnées (2)

A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune...

lire la suite de la poésie : Femmes damnées (2)
mots clefs :   corps  coeur  peur  charles  marque  lacs  rouge  recueillir  ose 

Hymne

A la très chère, à la très belle
Qui remplit mon coeur de clarté,
A l'ange, à l'idole immortelle,
Salut en l'immortalité !

Elle se répand dans ma vie

lire la suite de la poésie : Hymne
mots clefs : ciel  membres  charles  hymne  blanche  baudelaire  soir  largement  ouvert  pas 

L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les...

lire la suite de la poésie : L'albatros
mots clefs :   ange  resplendissante  noirci  soleil  yeux  fumeux  rose  charles  brute 

L'âme du vin

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de...

lire la suite de la poésie : L'âme du vin
mots clefs : fils    force  cher  vie  gosier  charles  vin  soir  baudelaire 

L'irrémédiable

I

Une Idée, une Forme, un Être
Parti de l'azur et tombé
Dans un Styx bourbeux et plombé
Où nul oeil du Ciel ne pénètre ;

Un Ange, imprudent...

lire la suite de la poésie : L'irrémédiable
mots clefs : signe  changeant  parmi  coeur  aussi  charles  rire  non  vis  jouer 

La mort des artistes

Combien faut-il de fois secouer mes grelots
Et baiser ton front bas, morne caricature ?
Pour piquer dans le but, de mystique nature,
Combien, ô mon carquois, perdre de...

lire la suite de la poésie : La mort des artistes
mots clefs :   poitrine  fleurs  espoir  baudelaire  jamais  caricature  soleil  la  mort 

Le beau navire

Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l'enfance s'allie à la maturité.

lire la suite de la poésie : Le beau navire
mots clefs : tombeau  coeur  oblique  charles  baudelaire  rayon  bord  peureux  humide  le 

Le coucher du soleil romantique

Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus...

lire la suite de la poésie : Le coucher du soleil romantique
mots clefs : vent  visage  parmi  coup  charles  diane  froid  sanglot  loin  pleurs 

Le couvercle

En quelque lieu qu'il aille, ou sur mer ou sur terre,
Sous un climat de flamme ou sous un soleil blanc,
Serviteur de Jésus, courtisan de Cythère,
Mendiant ténébreux ou...

lire la suite de la poésie : Le couvercle
mots clefs : climat  petit  charles  sol  baudelaire  espoir  courtisan  lieu  vagabond  couvercle 

Le mort joyeux

Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un...

lire la suite de la poésie : Le mort joyeux
mots clefs : noire    lieux  corps  vie  crie  charles  pavaner  couvert  rouge 

Le poison

Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant...

lire la suite de la poésie : Le poison
mots clefs :   ciel  charles  vin  poison  baudelaire  tremble  luxe  pas  soleil 

Le vin des chiffonniers

Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l'humanité grouille en...

lire la suite de la poésie : Le vin des chiffonniers
mots clefs : fils  vent  dons    coeur  gosier  fleurs  vin  noyer  pliant 

Les deux bonnes soeurs

La Débauche et la Mort sont deux aimables filles,
Prodigues de baisers et riches de santé,
Dont le flanc toujours vierge et drapé de guenilles
Sous l'éternel labeur n'a...

lire la suite de la poésie : Les deux bonnes soeurs
mots clefs :   puits  entendre  symbole  coeur  membres  fleurs  toujours  patrie  famille 

Les hiboux

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se...

lire la suite de la poésie : Les hiboux
mots clefs : charles  sage  toujours  attitude  tiennent  rouge  baudelaire  poussant  ivre  soleil 

Les métamorphoses du vampire

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots...

lire la suite de la poésie : Les métamorphoses du vampire
mots clefs : vent  cher  serpent  ciel  charles  rire  vis  outre  pleine  pleurs 

Parfum exotique

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un...

lire la suite de la poésie : Parfum exotique
mots clefs : parfum  corps  arbres  charles  mince  baudelaire  savoureux  soir  chaud  port 

Recueillement

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la...

lire la suite de la poésie : Recueillement
mots clefs : noire  pendule  palais  lointaine  ciel  couleur  charles  limage  tableau  pierres 

Réversibilité

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur...

lire la suite de la poésie : Réversibilité
mots clefs :   hideux  corps  coeur  peur  charles  reversibilite  baudelaire  remuant  joie 

Semper eadem

" D'où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange,
Montant comme la mer sur le roc noir et nu ? "
- Quand notre coeur a fait une fois sa vendange,
Vivre est un...

lire la suite de la poésie : Semper eadem
mots clefs : noire  sommeils  candeur    coeur  semper  charles  arsenal  blanche  arc