Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence

Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...

Précédents poèmes du jour

Poésies contenant le mot « teinte »

Paillasse sur l'horizon

La nature, fatiguée du froid, cède à la moiteur du dégel; du sein de la terre en rumeur bruit l'espoir des enfantements prochains. Un rideau de fils pluvieux oscille, imperceptiblement, sur le fronton des églises et des maisons et laisse, par intervalles irréguliers, tomber une larme qui se perd dans les gouffres.

lire la suite de la poésie : Paillasse sur l'horizon
mots clefs :   souffreteux  croix  coeur  fond  rire  froid  toujours  murmure  tours 

C'était un petit garçon...

Il s'appelait Mathurin et, tout jeune, il s'était « engagé » dans les épluchettes de blé d'Inde comme violoneux. Il jouait, jouait, jouait. Et derrière lui, traîné par une corde, son petit cochon le suivait. Il ne pouvait guère s'en passer: c'était son alter ego, son indispensable condition d'existence. Et avec ça, il était triste. En lui se débattaient tous les petits diables souffreteux qui avaient passé sur terre, toutes les petites filles qui n'avaient fait que pleurer et qui, devenues grandes, continuaient à être des petites filles à pleurer, pleurantes. - Et puis, un bon petit coeur, le coeur un peu bête des coeurs bons, celui dont on dit en riant: « Vous savez, c'est un enfant, nous le briserons à l'heure venue, et après qu'il se sera vidé de toutes ses colères et de toutes ses larmes, on le roulera vers la mort, dans les langes d'enfant semés de petites croix, ce qui est une façon définitive de rouler les enfants, quand ils sont redevenus, parfois, des enfants enfants. »

lire la suite de la poésie : C'était un petit garçon...
mots clefs :   roi  symbole  mains  rire  libertin  mousse  fini  pique  aimer 

L'hiver du sieur d'Aubigné

Mes volages humeurs, plus stériles que belles,
S'en vont, et je leur dis : " Vous sentez, hirondelles,
S'éloigner la chaleur et le froid arriver.
Allez nicher ailleurs...

lire la suite de la poésie : L'hiver du sieur d'Aubigné
mots clefs :   dissoudre  feux  seul  autant  dessus  port  babil  theodore  chef 

Soupirs épars, sanglots en l'air perdus

Soupirs épars, sanglots en l'air perdus,
Témoins piteux des douleurs de ma gêne,
Regrets tranchants avortés de ma peine,
Et vous, mes yeux, en mes larmes fondus,

lire la suite de la poésie : Soupirs épars, sanglots en l'air perdus
mots clefs :   semer  palais  en  lieux  regret  parmi  point  chercher  sanglots 

Un voyage à Cythère

Mon coeur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l'entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré d'un...

lire la suite de la poésie : Un voyage à Cythère
mots clefs : traverse  teinte  vol  fond  char  safran  champ  baudelaire  feuillage  paille 

Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte

Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte.
Je désire de voir si l'amour de son trait
Vous engrave aussi bien dans le coeur mon portrait
Comme votre beau vers à...

lire la suite de la poésie : Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte
mots clefs : sincero  foule  fuir  appris  pourtant  fuyant  coeur  doux  fond  catherine 

Son retour

Hélas ! Je devrais le haïr !
Il m'a rendu le mal de l'âme,
Ce mal plein de pleurs et de flamme,
Si triste, si lent à guérir !
Hélas ! Je devrais le haïr.
Il...

lire la suite de la poésie : Son retour
mots clefs : point  fuir  seul  pourtant  coeur  doux  son  fond  appris  senti 

J'ai croisé sur la route où je vais dans la vie

J'ai croisé sur la route où je vais dans la vie
La Mort qui cheminait avec la Volupté,
L'une pour arme ayant sa faux inassouvie,
L'autre, sa nudité.

lire la suite de la poésie : J'ai croisé sur la route où je vais dans la vie
mots clefs : force  vie  fond  bonne  sanglot  guerin  essaim  pleurs  seuil  tombe 

J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt

J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt.
Un talus du chemin désert me séparait.
J'écoutais s'écouler près de moi, bruit débile,
Une source qui sort d'une...

lire la suite de la poésie : J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt
mots clefs : force  teinte  fond  bonne  sanglot  guerin  essaim  pleurs  seuil  tombe 

Celui ne suis-je point, divine chasseresse

Celui ne suis-je point, divine chasseresse,
Qui veneur effronté t'aperçut dedans l'eau,
Comme tu te baignais avecques ton troupeau,
Veneur rendu la proie à sa meute...

lire la suite de la poésie : Celui ne suis-je point, divine chasseresse
mots clefs : bleu  coup  monte  pentes    teinte  couleur  site  pierres  point 

Vélin doré

Vieux Maître Relieur, l'or que tu ciselas
Au dos du livre et dans l'épaisseur de la tranche
N'a plus, malgré les fers poussés d'une main franche,
La rutilante ardeur...

lire la suite de la poésie : Vélin doré
mots clefs :   vent  haine  parmi  teinte  doux  vain  mains  canon  froid 

A celle qui est voilée

Tu me parles du fond d'un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l'écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l'algue des flots sans...

lire la suite de la poésie : A celle qui est voilée
mots clefs :   vent  haine  parmi  teinte  doux  vain  mains  canon  froid 

Le champ du potier

Oh ! des champs sont fatals, des charniers sont célèbres,
Des plaines et des mers sont sanglantes, parfois
Des vallons ont la marque effroyable des rois,
L'odeur des...

lire la suite de la poésie : Le champ du potier
mots clefs : coup  chariot  rompu  rauque  bris  dessus  fond  toujours  lourd  malheureux 

Oh ! dis ! pourquoi toujours regarder sous la terre

Oh ! dis ! pourquoi toujours regarder sous la terre,
Interroger la tombe et chercher dans la nuit ?
Et toujours écouter, penché sur cette pierre
Comme espérant un...

lire la suite de la poésie : Oh ! dis ! pourquoi toujours regarder sous la terre
mots clefs : coup  chariot  rompu  rauque  bris  dessus  fond  toujours  lourd  malheureux 

Le sommeil du condor

Par-delà l'escalier des roides Cordillières,
Par-delà les brouillards hantés des aigles noirs,
Plus haut que les sommets creusés en entonnoirs
Où bout le flux sanglant...

lire la suite de la poésie : Le sommeil du condor
mots clefs : noire  coup  victorieux  neige  peur  roc  rire  fourmillement  huileux  blanche 

Amour

Je ne crains pas les coups du sort,
Je ne crains rien, ni les supplices,
Ni la dent du serpent qui mord,
Ni le poison dans les calices,
Ni les voleurs qui...

lire la suite de la poésie : Amour
mots clefs : cour  corps  ciel  marque  retour  humaine  soir  amour  caresse  pas 

Plus mille fois que nul or terrien

Plus mille fois que nul or terrien,
J'aime ce front où mon tyran se joue
Et le vermeil de cette belle joue,
Qui fait honteux le pourpre Tyrien.

Toutes...

lire la suite de la poésie : Plus mille fois que nul or terrien
mots clefs :   ville  autour  teinte  pierre  brouillard  nul  cadavre  clair  formant 

L'hécatombe

Dans la splendeur dorée et cruelle du soir
Les taureaux, fronts crépus et sanglantes paupières,
Se hâtant lourdement sous les sombres lanières,
Mélancoliquement s'en...

lire la suite de la poésie : L'hécatombe
mots clefs : samain  cour  corps  ciel  marque  retour  humaine  soir  amour  caresse 

Paresse

Debout, voluptueux, dans l'ombre où tu t'endors
Un clairon martial résonne et te convie.
Debout ton coeur, debout ta pensée asservie...
Ne faut-il pas que tu sois fort...

lire la suite de la poésie : Paresse
mots clefs : samain  suave  parmi  ciel  soir  lourd  loin  soeur  chair  bord 

C'est le premier matin du monde

C'est le premier matin du monde.
Comme une fleur confuse exhalée de la nuit,
Au souffle nouveau qui se lève des ondes,
Un jardin bleu s'épanouit.

Tout s'y...

lire la suite de la poésie : C'est le premier matin du monde
mots clefs : bleu  peine  longtemps  teinte  doux  repos  soir  bosquets  feuilles  loin 

Comme elle chante

Comme elle chante
Dans ma voix,
L'âme longtemps murmurante
Des fontaines et des bois !

Air limpide du paradis,
Avec tes grappes de rubis,
Avec...

lire la suite de la poésie : Comme elle chante
mots clefs : bleu  peine  longtemps  teinte  doux  repos  soir  bosquets  feuilles  loin 

Crépuscule du matin

La voix qui sous les feuilles profondes chantait là,
Cette nuit, qu'une inquiète et tendre âme exhala,
Voilant de son sourire sa frêle grâce atteinte,
S'en est allée...

lire la suite de la poésie : Crépuscule du matin
mots clefs : bleu  peine  longtemps  teinte  doux  repos  soir  bosquets  feuilles  loin 

Les baisers morts des défuntes années

Les baisers morts des défuntes années
Ont mis leur sceau sur ton visage,
Et, sous le vent morne et rugueux de l'âge,
Bien des roses, parmi tes traits, se sont...

lire la suite de la poésie : Les baisers morts des défuntes années
mots clefs : bataille  coup  emile  corps  coeur  fond  haleine  tours  chair   

Ecoutez la chanson bien douce

Ecoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire,
Elle est discrète, elle est légère :
Un frisson d'eau sur de la mousse !

La voix vous fut...

lire la suite de la poésie : Ecoutez la chanson bien douce
mots clefs : ville  autour  fouillis  blafard  ciel  fond  avide  tours  quelques  paul 

L'heure exquise

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée ...

Ô bien-aimée.

L'étang reflète,
Profond miroir,

lire la suite de la poésie : L'heure exquise
mots clefs : ville  autour  fouillis  blafard  ciel  fond  avide  tours  quelques  paul 

De fureur, de souci, mon âme tourmentée

De fureur, de souci, mon âme tourmentée
Sous votre cruauté, désire contre un fer,
Caché dedans mon coeur, trébucher en l'enfer,
Pour s'aller rafraîchir en l'onde...

lire la suite de la poésie : De fureur, de souci, mon âme tourmentée
mots clefs : coup  amoureux  esprit  corps  point  doux  vain  ans  tyranniser  toujours 

Je n'ai repos ni nuit ni jour

Ode

Je n'ai repos ni nuit ni jour,
Je brûle, et je me meurs d'amour,
Tout me nuit, personne ne m'aide,
Le mal m'ôte le jugement,
Et plus je cherche...

lire la suite de la poésie : Je n'ai repos ni nuit ni jour
mots clefs : coup  amoureux  esprit  corps  point  doux  vain  ans  tyranniser  toujours 

Quelque si doux espoir où ma raison s'appuie

Sonnet

Quelque si doux espoir où ma raison s'appuie,
Un mal si découvert ne se saurait cacher ;
J'emporte malheureux, quelque part où je fuie,
Un trait...

lire la suite de la poésie : Quelque si doux espoir où ma raison s'appuie
mots clefs :   coup  franchi  tarir  coeur  apaiser  mains  toujours  blanche  sappuie 

L'esprit pur

A Éva

I

Si l'Orgueil prend ton coeur quand le Peuple me nomme,
Que de mes livres seuls te vienne ta fierté.
J'ai mis sur le cimier doré du Gentilhomme...

lire la suite de la poésie : L'esprit pur
mots clefs :   coup  franchi  tarir  coeur  apaiser  mains  toujours  blanche  doigt 

Let the dead burry their dead

Voici la nuit : je vais ensevelir mes morts,
Mes songes, mes désirs, mes douleurs, mes remords,
Tout le passé... je vais ensevelir mes morts.

J'ensevelis, parmi...

lire la suite de la poésie : Let the dead burry their dead
mots clefs : lys  lotus  fond  rire  dead  caresse  clair  ainsi  purs  touffe