Le poème du jour : Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence
Effroyables deserts, pleins d'ombre, et de silence,
Où la peur, et l'hyver, sont éternellement ;
Rochers affreux, et nus, où l'on voit seulement
Le tonnerre, et les...
Poésies contenant le mot « tu »
Ronsard si tu as su par tout le monde épandre
Ronsard si tu as su par tout le monde épandre
L'amitié, la douceur, les grâces, la fierté,
Les faveurs, les ennuis, l'aise et la cruauté,
Et les chastes amours de toi...
Tu vois, juste vengeur, les fleaux de ton Eglise
" Tu vois, juste vengeur, les fleaux de ton Eglise,
Qui, par eux mise en cendre et en masure mise,
A, contre tout espoir, son espérance en toy,
Pour son...
Ha, que tu m'es cruelle
Ha, que tu m'es cruelle,
Que tu reconois mal
Pour t'estre trop fidelle
Tout ce que j'ay de mal !
O rebelle endurcie,
Quand devôt je te prie
Me donner un...
Helas, si tu me vois constant en inconstance
Helas, si tu me vois constant en inconstance
Et changer de propos et muer de visage,
Comme le flot d'amour me reculle ou m'avance ;
Helas, si tu me vois varier...
Tu me desplais, quoy que belle tu soys
Tu me desplais, quoy que belle tu soys,
Tu me desplais, croy moy, je le confesse,
Et, bien qu'a moy tu desplaises, sans cesse
Je suy contreint ton amour...
Te souviens-tu ?...
A Mademoiselle Marthe Brandès.
Te souviens-tu du soir, où près de la fenêtre
Ouverte d'un salon plein de joyeux ébats,
Tu n'avais pas seize ans... les avais-tu...
Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire
Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,
Que diras-tu, mon coeur, coeur autrefois flétri,
A la très-belle, à la très-bonne, à la très-chère,
Dont le regard divin t'a...
Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle
Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle,
Femme impure ! L'ennui rend ton âme cruelle.
Pour exercer tes dents à ce jeu singulier,
Il te faut chaque jour un coeur au...
Ô belle Nuit, tu es évanouie
Ô belle Nuit, tu es évanouie,
Où sont logés tes chevaux furieux
Qui brunissaient d'une haleine obscurcie
Les monts, les vaux, les plaines et les cieux ?
Las où...
Tu as beau me baiser, inconstante meurtrière
Tu as beau me baiser, inconstante meurtrière,
Si j'oublie les mots que j'endure pour toi,
J'en suis si indigné quand je m'en ramentois
Que toujours je voudrais que tu...
Si tu veux que je meure...
Si tu veux que je meure entre tes bras, m'amie,
Trousse l'escarlatin de ton beau pellisson
Puis me baise et me presse et nous entrelassons
Comme, autour des ormeaux,...
Madame, si tu veux me prêter ton oreille
Madame, si tu veux me prêter ton oreille,
Pour toi je me ferai prophète véritier,
Mordillant un rameau du poenien laurier,
Et de tes trois couleurs je dirai la...
Que me fuis-tu ? Mille Nymphes me cherchent
Que me fuis-tu ? Mille Nymphes me cherchent
Les Muses m'ont apporté leurs presens,
J'ay de Venus les verds myrtes plaisans,
J'ay de Phebus les lauriers qui ne...
Si tu es Tout en tout, des Essences l'essence
Si tu es Tout en tout, des Essences l'essence,
L'estre seul absolu par qui tous estres sont,
Si tout ce qui se meut au clos de ce grand rond
Se meut souz le ressort...
Dors-tu ?
Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l'eau me cherche et me fuit comme toi ;
Quand je te donne un coeur longtemps rebelle ?
Dors-tu, ma vie ! ou rêves-tu...
Tu n'auras pas semé...
Tu n'auras pas semé ta couronne étoilée
Sur le miroir tari du ruisseau de tes jours.
Toute pleine de jours, toi, tu t'en es allée
Et ton frais souvenir en scintille...
Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?
Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?
- Je vais trouver les yeux qui sain me peuvent rendre.
- Je te prie, attends-moi. - Je ne te puis attendre,
Je suis...
Cependant qu'au palais de procès tu devises
Cependant qu'au palais de procès tu devises,
D'avocats, procureurs, présidents, conseillers,
D'ordonnances, d'arrêts, de nouveaux officiers,
De juges corrompus, et de...
Cependant que tu suis le lièvre par la plaine
Cependant que tu suis le lièvre par la plaine,
Le sanglier par les bois et le milan par l'air,
Et que voyant le sacre ou l'épervier voler,
Tu t'exerces le corps d'une...
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien,
De ne m'avoir plus sage ou plus heureux fait naître),
Pourquoi ne m'as-tu fait de moi-même le maître,
Pour suivre ma raison et...
Si tu ne sais, Morel, ce que je fais ici
Si tu ne sais, Morel, ce que je fais ici,
Je ne fais pas l'amour ni autre tel ouvrage :
Je courtise mon maître, et si fais davantage,
Ayant de sa maison le principal...
Tu ne crains la fureur de ma plume animée
Tu ne crains la fureur de ma plume animée,
Pensant que je n'ai rien à dire contre toi,
Sinon ce que ta rage a vomi contre moi,
Grinçant comme un mâtin la dent...
Tu sois la bienvenue, ô bienheureuse trêve !
Tu sois la bienvenue, ô bienheureuse trêve !
Trêve que le chrétien ne peut assez chanter,
Puisque seule tu as la vertu d'enchanter
De nos travaux passés la souvenance...
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome ?
Rome est de tout le monde un publique échafaud,
Une scène, un théâtre, auquel rien ne défaut
De ce qui peut tomber...
Veux-tu savoir, Mondain, quel est mon être au monde
Veux-tu savoir, Mondain, quel est mon être au monde ?
Je ne suis rien qu'un mort qui, vif entre les morts,
Meurs entre les vivants, sous les divers efforts
Du...
Amour, si de tout temps tu m'as trouvé fidèle
Amour, si de tout temps tu m'as trouvé fidèle,
Amour, si de tout temps je t'ai tant révéré,
Amour, si pour jamais et tant que je pourrai,
Je serai ton soudard targué...
Tu sommeilles ; je vois tes yeux sourire encor
Tu sommeilles ; je vois tes yeux sourire encor.
Ta gorge, ainsi deux beaux ramiers prennent l'essor,
Se soulève et s'abaisse au gré de ton haleine.
Tu t'abandonnes,...
Sais-tu pourquoi de te voir j'eus envie
Sais-tu pourquoi de te voir j'eus envie ?
C'est pour aider à l'ouvrier, qui cessa,
Lors qu'assembla en me donnant la vie,
Les différents, où après me laissa.
Je respire où tu palpites,
Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?
A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet...
Mais tu brûles !
- Mais tu brûles ! Prends garde, esprit ! Parmi les hommes,
Pour nous guider, ingrats ténébreux que nous sommes,
Ta flamme te dévore, et l'on peut mesurer
Combien de...
Tu rentreras comme Voltaire...
Tu rentreras comme Voltaire
Chargé d'ans, en ton grand Paris ;
Des Jeux, des Grâces et des Ris
Tu seras l'hôte involontaire.
Tu seras le mourant aimé ;...
De quel soleil, Diane, empruntes-tu tes traits
De quel soleil, Diane, empruntes-tu tes traits,
La flamme, la clarté de ta face divine ?
Le haut Amour, grand feu du monde où il domine,
Luit sur toi, puis sur nous...
Encor que toi, Diane, à Diane tu sois
Encor que toi, Diane, à Diane tu sois
Pareille en traits, en grâce, en majesté céleste,
En coeur, et haut, et chaste, et presqu'en tout le reste
Fors qu'en l'austérité...
Je voy bien, ma Dourdouigne, encor humble tu vas
Je voy bien, ma Dourdouigne, encor humble tu vas :
De te monstrer Gasconne, en France, tu as honte.
Si du ruisseau de Sorgue on fait ores grand conte,
Si a il bien...
Qui me peut réjouir puisque tu gis malade
Qui me peut réjouir puisque tu gis malade ?
Mon départ n'aurait pas engendré ta langueur ?
Ah ! nenni ! Mais tu feins, pour decevoir mon coeur,
Ressentir les assauts...
Luisant Soleil, que tu es bienheureux
Luisant Soleil, que tu es bienheureux
De voir toujours de t'Amie la face !
Et toi, sa soeur, qu'Endymion embrasse,
Tant te repais de miel amoureux !
Mars...
Tu vins vers moi par les vallées
Tu vins vers moi par les vallées
Où s'effeuillaient les azalées,
O soeur des heures en allées !
Ta toison était de couleur
Rousse, et ta bouche de douleur...
M'amour, tu as trahi ma jeunesse peu caute
M'amour, tu as trahi ma jeunesse peu caute.
Je brûle t'oeilladant, certes je n'en puis plus !
Vois ma couleur changeante et vois mes sens émus,
Je suis près du péril...
Pourquoi négliges-tu l'extrême affection
Pourquoi négliges-tu l'extrême affection
Dont je te veux servir, ma gente Théophile ?
Tu m'amènes la loi, qui est toute mobile,
Étant sujette aux rois, divers...
Quoi ! qu'est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ?
Quoi ! qu'est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ?
Ne te moques-tu point ? penses-tu apaiser
L'audace de mon feu par un simple baiser,
D'un gracieux regard,...
N'es-tu pas notre géométrie
N'es-tu pas notre géométrie,
fenêtre, très simple forme
qui sans effort circonscris
notre vie énorme ?
Celle qu'on aime n'est jamais plus belle
que...
Vois-tu, là-haut, ces alpages ...
Vois-tu, là-haut, ces alpages des anges
entre les sombres sapins ?
Presque célestes, à la lumière étrange,
ils semblent plus que loin.
Mais dans la claire...
Que tu es Cicéron ...
Que tu es Ciceron un affetté menteur,
Qui dis, qu'il n'y a mal sinon que l'infamie,
Si tu portois celui que me cause m'amie,
Pour le moins tu dirois que c'est quelque...
Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse
Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse ?
La trompette a sonné, serre bagage, et va
Le chemin deserté que Jesuchrist trouva,
Quand tout mouillé de sang racheta...
Tu te moques, jeune ribaude
Ode
Tu te moques, jeune ribaude :
Si j'avais la tête aussi chaude
Que tu es chaude sous ta cotte,
Je n'aurais besoin de calotte,
Non plus qu'à ton...
Vu que tu es plus blanche
Chanson
Vu que tu es plus blanche que le lis,
Qui t'a rougi ta lèvre vermeillette
D'un si beau teint ? Qui est-ce qui t'a mis
Sur ton beau sein cette couleur...
En toi je vis, où que tu sois absente
En toi je vis, où que tu sois absente :
En moi je meurs, où que soye présent.
Tant loin sois-tu, toujours tu es présente :
Pour près que soye, encore suis-je absent....
Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau
Si tu t'enquiers pourquoi sur mon tombeau
On aura mis deux éléments contraires,
Comme tu vois être le feu et l'eau
Entre éléments les deux plus adversaires :
Je...
Tu cours superbe, ô Rhône, florissant
Tu cours superbe, ô Rhône, florissant
En sablon d'or et argentines eaux.
Maint fleuve gros te rend plus ravissant,
Ceint de cités, et bordé de châteaux,
Te...
Veilles-tu, ma senteur de soleil
Veilles-tu, ma senteur de soleil,
Mon arôme d'abeilles blondes,
Flottes-tu sur le monde,
Mon doux parfum de miel ?
La nuit, lorsque mes pas
Dans le...
Avec le même amour que tu me fus jadis
Avec le même amour que tu me fus jadis
Un jardin de splendeur dont les mouvants taillis
Ombraient les longs gazons et les roses dociles,
Tu m'es en ces temps noirs...
Avant que tu ne t'en ailles
Avant que tu ne t'en ailles,
Pâle étoile du matin,
- Mille cailles
Chantent, chantent dans le thym. -
Tourne devers le poète,
Dont les yeux sont pleins...
Si tu le veux bien, divine Ignorante
Si tu le veux bien, divine Ignorante,
Je ferai celui qui ne sait plus rien
Que te caresser d'une main errante,
En le geste expert du pire vaurien,
Si tu...
Tu crois au marc de café
Tu crois au marc de café,
Aux présages, aux grands jeux :
Moi je ne crois qu'en tes grands yeux.
Tu crois aux contes de fées,
Aux jours néfastes, aux...
Tu n'es pas du tout vertueuse
Tu n'es pas du tout vertueuse,
Je ne suis pas du tout jaloux :
C'est de se la couler heureuse
Encor le moyen le plus doux.
Vive l'amour et vivent nous !
Puisque tu veux dompter les siècles tout-perdants
Puisque tu veux dompter les siècles tout-perdants
Par le rare portrait de ses grâces divines,
Frise de chrysoliths ses tempes ivoirines,
Fais de corail sa lèvre, et...
Cruelle, à quel propos prolonges-tu ma peine
Élégie
Cruelle, à quel propos prolonges-tu ma peine ?
Qui t'a sollicitée à renouer ma chaîne,
Quel démon ennemi de mes contentements
Me vient remettre...
Aime, si tu le veux, je ne l'empesche pas
Aime, si tu le veux, je ne l'empesche pas,
Mais aime pour le moins en homme de courage ;
N'asservis point ton coeur sous un vil esclavage,
Et ne demande point chaque...
Songe, songe Mortel, que tu n'es rien que cendre
Songe, songe Mortel, que tu n'es rien que cendre
Et l'asseuré butin d'un funeste cercueil,
Porte haut tes desseins, porte haut ton orgueil,
Au gouffre du neant il te...
Ô agréable Songe, où t'en vas-tu si vite ?
Ô agréable Songe, où t'en vas-tu si vite ?
T'éloignant, ton départ renouvelle mon deuil,
Mon esprit, beaucoup plus prévoyant que mon oeil,
N'estimait que mon heur tu...

