Poésies de Victor Hugo

frPoésie française

1

  • 1er janvier

    Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père
    Vous adorait ; qu'il fit de son mieux sur la terre,

A

B

  • Bièvre

    A Mademoiselle Louise B.
    Un horizon fait à souhait pour le plaisir des yeux.
    FÉNELON.
    I

  • Bon conseil aux amants

    L'amour fut de tout temps un bien rude Ananké.
    Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué,

  • Booz endormi

    Booz s'était couché de fatigue accablé ;
    Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;

  • Bêtise de la guerre

    Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
    Berceuse du chaos où le néant oscille,
    Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,

C

D

E

F

  • Fenêtres ouvertes

    Le matin - En dormant
    J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière.
    Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre.

  • Fonction du poète

    (extrait)
    Peuples ! écoutez le poète !
    Ecoutez le rêveur sacré !
    Dans votre nuit, sans lui complète,

  • France ! à l'heure où tu te prosternes

    France ! à l'heure où tu te prosternes,
    Le pied d'un tyran sur ton front,
    La voix sortira des cavernes

  • Fuite en Sologne

    Au poète Mérante
    I
    Ami, viens me rejoindre.
    Les bois sont innocents.
    Il est bon de voir poindre
    L'aube des paysans.

  • Fulgur

    L'océan me disait : Ô poëte, homme juste,
    J'ai parfois comme toi cette surprise auguste

G

  • Garde à jamais dans ta mémoire

    Garde à jamais dans ta mémoire,
    Garde toujours
    Le beau roman, la belle histoire
    De nos amours !

  • Georges et Jeanne

    Moi qu'un petit enfant rend tout à fait stupide,
    J'en ai deux ; George et Jeanne ; et je prends l'un pour guide

  • Guitare

    Gastibelza, l'homme à la carabine,
    Chantait ainsi:
    " Quelqu'un a-t-il connu dona Sabine ?
    Quelqu'un d'ici ?

H

  • Halte en marchant

    Une brume couvrait l'horizon ; maintenant,
    Voici le clair midi qui surgit rayonnant ;

  • Hermina

    J'atteignais l'âge austère où l'on est fort en thème,
    Où l'on cherche, enivré d'on ne sait quel parfum,

  • Heureux l'homme occupé ...

    Heureux l'homme, occupé de l'éternel destin,
    Qui, tel qu'un voyageur qui part de grand matin,

  • Hier au soir

    Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
    Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard ;

  • Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles

    Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles,
    Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles !

  • Horror

    Esprit mystérieux qui, le doigt sur ta bouche,
    Passes... ne t'en va pas ! parle à l'homme farouche
    Ivre d'ombre et d'immensité,

  • Hymne

    Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
    Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.

I

  • Il fait froid

    L'hiver blanchit le dur chemin
    Tes jours aux méchants sont en proie.
    La bise mord ta douce main ;
    La haine souffle sur ta joie.

  • Il faut que le poète

    Il faut que le poète, épris d'ombre et d'azur,
    Esprit doux et splendide, au rayonnement pur,

  • Insondable, immuable, éternel, absolu

    Insondable, immuable, éternel, absolu ;
    Face de vision ; être qui toujours crée ;
    Centre ; rayonnement d'épouvante sacrée ;

J

L

  • L'art et le peuple

    I
    L'art, c'est la gloire et la joie.
    Dans la tempête il flamboie ;
    Il éclaire le ciel bleu.
    L'art, splendeur universelle,

  • L'aube est moins claire...

    L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
    Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.

  • L'aurore s'allume

    I
    L'aurore s'allume ;
    L'ombre épaisse fuit ;
    Le rêve et la brume
    Vont où va la nuit ;
    Paupières et roses

  • L'autre

    Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent,
    Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.

  • L'enfance

    L'enfant chantait; la mère au lit, exténuée,
    Agonisait, beau front dans l'ombre se penchant ;

  • L'enfant

    Quand l'enfant nous regarde, on sent Dieu nous sonder ;
    Quand il pleure, j'entends le tonnerre gronder,

  • L'expiation

    Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
    Pour la première fois l'aigle baissait la tête.

  • L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours

    L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
    Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ;

  • L'ombre

    Il lui disait : - Vos chants sont tristes. Qu'avez-vous ?
    Ange inquiet, quels pleurs mouillent vos yeux si doux ?

  • L'oubli

    Autrefois inséparables,
    Et maintenant séparés.
    Gaie, elle court dans les prés,
    La belle aux chants adorables ;

  • Tous les poèmes de Victor Hugo débutant par la lettre L

M

  • Ma Jeanne, dont je suis doucement insensé

    Ma Jeanne, dont je suis doucement insensé,
    Étant femme, se sent reine ; tout l'A B C

  • Magnitudo parvi

    Le jour mourait ; j'étais près des mers, sur la grève.
    Je tenais par la main ma fille, enfant qui rêve,

  • Mai

    Je ne laisserai pas se faner les pervenches
    Sans aller écouter ce qu'on dit sous les branches

  • Mais tu brûles !

    - Mais tu brûles ! Prends garde, esprit ! Parmi les hommes,
    Pour nous guider, ingrats ténébreux que nous sommes,

  • Malédiction

    Qu'il erre sans repos, courbé dès sa jeunesse,
    En des sables sans borne où le soleil renaisse
    Sitôt qu'il aura lui !

  • Me voici ! c'est moi ! Rochers, plages

    Me voici ! c'est moi ! Rochers, plages,
    Frais ruisseaux sous l'herbe échappés,
    Brises qui tout bas aux feuillages

  • Melancholia

    (extrait)
    ... Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
    Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?

  • Mes deux filles

    Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,
    L'une pareille au cygne et l'autre à la colombe,

  • Mes poèmes !

    Mes poèmes ! soyez des fleuves !
    Allez en vous élargissant !
    Désaltérez dans les épreuves

  • Mon bras pressait ta taille frêle...

    Mon bras pressait ta taille frêle
    Et souple comme le roseau ;
    Ton sein palpitait comme l'aile
    D'un jeune oiseau.

  • Tous les poèmes de Victor Hugo débutant par la lettre M

N

  • N'envions rien

    O femme, pensée aimante
    Et coeur souffrant,
    Vous trouvez la fleur charmante
    Et l'oiseau grand ;
    Vous enviez la pelouse

  • N'est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente

    N'est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente
    Quand on est au lit seule et qu'on ne peut dormir ?

  • Non

    Laissons le glaive à Rome et le stylet à Sparte,
    Ne faisons pas saisir, trop pressés de punir,

  • Nos morts

    Ils gisent dans le champ terrible et solitaire.
    Leur sang fait une mare affreuse sur la terre ;

  • Nous

    Nous sommes les proscrits ; nous habitons l'abîme ;
    Nous assistons dans l'ombre au vil bonheur d'un crime ;

  • Nous allions au verger cueillir des bigarreaux

    Nous allions au verger cueillir des bigarreaux.
    Avec ses beaux bras blancs en marbre de Paros

  • Nouvelle chanson sur un vieil air

    S'il est un charmant gazon
    Que le ciel arrose,
    Où brille en toute saison
    Quelque fleur éclose,
    Où l'on cueille à pleine main

  • Novembre

    Je lui dis : La rose du jardin, comme tu sais, dure peu ;
    et la saison des roses est bien vite écoulée.
    SADI.

  • Nuit

    Le ciel d'étain au ciel de cuivre
    Succède. La nuit fait un pas.
    Les choses de l'ombre vont vivre.

  • Nuit tombante

    Vois le soir qui descend calme et silencieux.
    Septentrion, delta de soleils, dans les cieux

  • Tous les poèmes de Victor Hugo débutant par la lettre N

O

P

  • Paris bloqué

    Ô ville, tu feras agenouiller l'histoire.
    Saigner est ta beauté, mourir est ta victoire.

  • Paris incendié

    (extrait)
    ... J'accuse la Misère, et je traîne à la barre
    Cet aveugle, ce sourd, ce bandit, ce barbare,

  • Paroles sur la dune

    Maintenant que mon temps décroît comme un flambeau,
    Que mes tâches sont terminées ;

  • Passé

    C'était un grand château du temps de Louis treize.
    Le couchant rougissait ce palais oublié.

  • Pasteurs et troupeaux

    Le vallon où je vais tous les jours est charmant,
    Serein, abandonné, seul sous le firmament,

  • Pendant que le marin...

    Pendant que le marin, qui calcule et qui doute
    Demande son chemin aux constellations ;

  • Pepita

    Comme elle avait la résille,
    D'abord la rime hésita.
    Ce devait être Inésille... -
    Mais non, c'était Pepita.

  • Petit Paul

    Sa mère en le mettant au monde s'en alla.
    Sombre distraction du sort ! Pourquoi cela ?

  • Pleurs dans la nuit

    (extrait, I)
    Je suis l'être incliné qui jette ce qu'il pense ;
    Qui demande à la nuit le secret du silence ;

  • Premier mai

    Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
    Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.

  • Tous les poèmes de Victor Hugo débutant par la lettre P

Q

R

  • Regard jeté dans une mansarde

    L'église est vaste et haute. A ses clochers superbes
    L'ogive en fleur suspend ses trèfles et ses gerbes ;

  • Regardez : les enfants se sont assis en rond

    Regardez : les enfants se sont assis en rond.
    Leur mère est à côté, leur mère au jeune front
    Qu'on prend pour une soeur aînée ;

  • Ronde pour les enfants

    Fillettes, les fleurs sont écloses,
    Dansez, courons.
    Je suis ébloui par les roses
    Et par vos fronts.

  • Rosa fâchée

    Une querelle.Pourquoi ?
    Mon Dieu, parce qu'on s'adore.
    À peine s'est-on dit Toi
    Que Vous se hâte d'éclore.

  • Rêverie

    Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume
    Cache un front inégal sous un cercle de brume,

S

T

U

V